Sylvie Vartan - Qui aurait dit ca ?

55 ans de scene

Qui aurait dit ça ?

Au commencement…

Au commencement … était l’Olympia, le plus célèbre music-hall français qui accueille la "collégienne du rock" âgée de 17 ans.

Elle chante les deux titres de son disque en duo avec Frankie Jordan sorti avant l’été : "Panne d’essence" et "J’aime ta façon d’faire ça" lors de séances spéciales de Musicorama autour de Chubby Chucker, des Shadows et des Chats Sauvages.

La légende a souvent daté ce premier pas sur scène au 12 décembre 1962. Pourtant, l’annonce parue dans France-Soir du 10 décembre 61 signale la présence de la toute nouvelle chanteuse des disques RCA, les 11 et 12 décembre 1961.

Le compte rendu de la Discographie Française fait écho d’un moment charmant.




Carthage 77…

En cet été 77, Sylvie rode son tout nouveau show en vue de ce qui sera le fabuleux succès du Palais des Congrès en octobre.

Pas moins d’une quarantaine de dates constitue cette tournée qui comprend une échappée des plus surprenantes : La Tunisie. Dans le flot des "aoutiens", les caméras de FR3 retrouvent la chanteuse quelques instants à l’aéroport avant son départ.

Pris d’assaut par une immense foule, le théâtre antique de Carthage en Tunisie affiche complet en ce 30 juillet 77. La Une de Tunis Hebdo du 1er aout est sans équivoque :

"Sylvie Vartan a enflammé la grande foule de Carthage".




Marseille 70…

Si la rentrée parisienne de Sylvie à l’Olympia en septembre 70 a des allures d’évènement international, si l’on en juge par l’étendue des retentissements médiatiques, on sait beaucoup moins que le très fort succès de ce SHOW VARTAN 70 a suscité une importante tournée en novembre et décembre.

Cette tournée compte pas moins de cinq représentations successives au Gymnase de Marseille (25 novembre 21h – 26 novembre 21h – 28 novembre 21h – 29 novembre 15h et 21h / à noter : le 28 novembre à Avignon).

La presse locale est dithyrambique ; le Méridional du 28 novembre clame : "Au nouveau Gymnase, le show Sylvie Vartan : du très grand music-hall !  …/… Ne laissez pas Sylvie quitter Marseille sans aller l’applaudir !"




New York, New York…

En juin 64, Sylvie achève le tournage du film "Patate". Pourtant le 1er juin, elle s’envole pour New York. Ce départ avait été retardé d’une journée pour cause d’une méchante angine.

Elle se produit en effet le 2 juin sur la scène du Palladium, immense boîte de nuit de Broadway.

Le gala est organisé par le magazine Glamour et doit permettre d’attribuer une bourse d’étude à cinq jeunes filles pour une école de couture et de mode. Elle partage l’affiche avec Sammy Davis Junior et Trini Lopez.

Elle repart le jeudi 4 juin non sans avoir rencontré des producteurs de cinéma de la Fox et enregistré la légendaire émission quotidienne "Tonight show".




Olympia 62…

On le sait peu mais Sylvie se produit de nouveau à l’Olympia les 31 octobre et 1er novembre 1962 (à 14h30 et 20h30).

Ces quatre représentations s’inscrivent dans le cadre de la semaine du Milk Shake Show organisée par le comité parisien du lait. Elle partage la programmation avec les Pirates, Pierre Perrin, Felix Marten, John William et Vince Taylor. Le billet d’entrée est accordé contre cinq capsules de lait ! Du coup, France Soir relate dans son édition du 3 novembre 1962 "Bagarres à l’Olympia pour le Milk Shake Show" du fait du millier de spectateurs à contenir à l’extérieur en dépit d’un important cordon de police qui barrait l’entrée principale !




Du Japon à la Corée…

Une fois n’est pas coutume en ce début d’année 77, à la suite de sa nouvelle tournée japonaise, Sylvie poursuit son périple en Corée où son succès nippon a largement fait écho.

Ainsi début mars, elle se produit à l’Université de Séoul.

Mais dès son arrivée, 4 gardes du corps lui sont affectés d’office en permanence "pour éviter qu’elle ne se fasse violer" dixit France soir !

Pudeur orientale oblige, elle ne peut arborer que robes longues "strictes" et doit conserver son manteau brodé tout au long du ballet de Baby Capone ! Les projecteurs rouges jugés aphrodisiaques par les autorités doivent être remplacés par des verts !




Sylvissima 70…

Dans l’élan du triomphe de l’Olympia et de sa tournée en province, Sylvie présente pour la première fois son nouveau SHOW spectaculaire dans les théâtres de la périphérie parisienne du 9 au 23 décembre 1970. Elle est accompagnée des ballets d’Yonne Mestre, de Carlos et de Jean-Jacques Debout.

En ce soir de 9 décembre 70, c’est donc dans sa loge de l’Alhambra à Saint Ouen qu’elle suit la diffusion du documentaire "Sylvissima" sur un petit poste de télévision portatif avant d’entrer en scène !

Outre cette anecdote, le 11 décembre 70, France-Soir la décrit sur la scène de Saint Ouen "tantôt hurlante et débridée pour dire violence et désespoir. Ou bien brusquement douce, rauque et un peu fragile pour chanter "La Maritza"…"




Olympia 74…

Pas de grande tournée française pour Sylvie en cette délicate année 1974.

Pourtant, le 28 septembre vers minuit, elle entre sur la scène de l’Olympia pour le Gala des Jeunes Giscardiens. 15 titres, plusieurs tenues, les ballets d’Arthur Plasschaert et le grand orchestre de l’Olympia : Rien que cela !

Alors que cocktail et félicitations se prolongent jusqu’à cinq heures du matin, Johnny la rejoint pour la conduire à Roissy d’où elle s’envole quelques heures plus tard pour une nouvelle tournée japonaise qui commence deux jours plus tard !




Tunis 65…

Après son tour du monde au printemps, Sylvie tourne avec un fort succès en France durant l’été 65.

Elle s’échappe toutefois le temps de quelques dates à l’étranger et son escale tunisienne du 31 juillet 1965 ne passe pas inaperçue comme le relève Salut Les Copains en septembre.

"Records battus par Sylvie à Tunis

Sylvie a battu tous les records il y a quelques semaines en Tunisie. Aznavour lui-même n’avait pas déplacé 7.500 personnes pour une seule soirée au Casino du Belvédère à Tunis. Pour la remercier, les organisateurs du gala ont offert à Sylvie deux pastèques pesant chacune 25 kilos !".




Les bêtises de 68…

Alors que l’année 68 l’emporte de nouveau aux quatre coins du globe, c’est à Cambrais que Sylvie se trouve à la rentrée en ce 15 septembre.

En effet, les organisateurs de la Foire à la Bêtise lui ont réservé l’honneur d’assurer le gala de clôture sous un immense chapiteau !

Pour l’occasion, Europe 1 retransmets le concert en direct sur ses ondes.

A noter qu’un certain Johnny Hallyday avait, quant à lui, fait l’ouverture.




Première scène en Italie ?…

L’Italie n’était pas restée indifférente à la "Piu Bella" ce qui permit à Sylvie d’apparaitre pour la première fois à la télévision italienne en 64 notamment durant le mois de mai.

Mais c’est véritablement à l’été 67 qu’elle cartonne avec "Due Minuti Di Felicita’".

C’est pourquoi elle se retrouve programmée le 4 septembre 1967, avec Rita Pavone à la "Selezione delle Voci Nuove" (Sélection des voix nouvelles) à Ariccia (au sud de Rome).

Chacune y présente un "mini-show", dont la télévision italienne diffusera des extraits le 15 septembre sur la première chaîne.




Première critique…

Bruno Coquatrix a de suite remarqué cette jeune artiste lors du Musicorama de début décembre ; il n’hésite pas à lui confier le lever de rideau du concert de Vince Taylor en ces fêtes de fin d’année 61.

Son premier super 45t en solo est à peine dans les bacs des disquaires qu’elle tient déjà la scène de l’Olympia durant 29 représentations … au grand dam, manifestement, du journaliste Pierre Ravenol !

Ce dernier lui inflige (ainsi que, pour être honnête, à l’ensemble des protagonistes du spectacle) une de ses premières critiques lapidaires dans le quotidien bien nommé "Paris Presse-L’Intransigeant" du 30 décembre 1961 :

"Vince Taylor n’a pas su mériter sa chance …/… deux chanteuses françaises : Rosalie Dubois recordwoman de la force vocale dispensée sans contrôle et une inconnue qui aurait eu intérêt à le rester : Sylvie Vartan."




De l’extrême au moyen orient…

Après le Japon et la Corée, Sylvie poursuit ses drôles d’aventures au Moyen Orient en ce début 77.

Le 12 mars, elle est en Iran dans les salons d’honneur du Palais Impérial de Téhéran pour offrir un gala privé à l’occasion de l’anniversaire de la fille du Shah. Elle fait le bonheur également de leur fils le Prince Reza Phalavi, grand fan de la chanteuse, de leurs nombreux amis et des membres du gouvernement réunis pour la circonstance.

Le soir même à 20h00, ainsi que les 13 et 14 mars, elle chante à l’Hôtel Arya Sheraton. Le Journal de Téhéran du 15 mars s’enthousiasme : "Nouvelle image de Sylvie Vartan :

Salle comble au Sheraton…/… elle a su donner une telle ambiance dans la salle que son spectacle d’une heure et demie s’est passé dans une atmosphère de joie et de gaité."

Hôtel Sheraton toujours les 15, 16 et 17 mars mais à Damas cette fois, dans une Syrie qui lui laissera quelques lugubres souvenirs !




Turquie 65

Vartan 65 : c’est une véritable offensive internationale qui s’engage en début d’année par la Turquie.

Ce pays jeune s’occidentalise en ces années soixante et accueille notre Sylvie avec un enthousiasme tel que les cinq jours prévus initialement sont prolongés de trois jours supplémentaires : du 17 au 24 février 65.

Encore faut-il préciser que Sylvie se produit deux fois par soir : à 21h30 à l’Atlas et à minuit au Klöb X !! soit en tout 16 représentations triomphales.




Sète été 74…

"Ce contact étonnant que j’ai eu ce soir là avec toute une foule m’a presque fait regretter mon été trop sage… » confie Sylvie à Melle Age Tendre, déplorant finalement n’avoir tenu qu’un unique gala en cette saison estivale 74 alors que le public lui a réservé un accueil formidable notamment quand elle entonne son dernier tube "Bye bye Leroy Brown" !

En ce dimanche 4 août 1974, Sylvie réserve donc sa première prestation scénique de l’année pour le Festival des Cheminots de Sète, en compagnie de Johnny Hallyday et de Daniel Guichard.

Sous le chapiteau "Etoile" installé sur la Place Stalingrad, elle chante les dix titres suivants : Je chante pour Swanee – Bien sûr – Toi le garçon – Son of the preacher man – L’heure la plus douce de ma vie – Par amour, par pitié – Rock’n roll man – La Maritza – L’amour au diapason – Bye bye Leroy Brown




Sortie du territoire…

Les 4 et 5 août 1962 se tient la quatrième édition du Festival International de Jazz de Comblain-La-Tour en Belgique : une référence en ces années soixante naissantes.

Pour sa première incursion à l’étranger, Sylvie s’y produit lors le 5 août à 16h30 pour y représenter la France et affronter ce très difficile public spécialisé avec trois titres.

Au milieu des Quartets et des Jazzbands, elle y croise une autre « twisteuse » programmée à 19h55 : Gillian Hills, qui représente l’Angleterre …




Paris : Théâtre des Champs-Elysées 63…

Alors qu’elle achève un long périple à succès à l’Olympia (38 représentations avec les prolongations !), Sylvie chante pour le gala du « Droit de vivre » organisé au Théâtre des Champs-Elysées en cette fin avril 63.

Pour l’occasion, les organisatrices, la duchesse Mouchy et la vicomtesse de Ribes, ont convié le Tout Paris. Sylvie y apparaît dans une ravissante robe de mousseline à fleurs orange.

Elle partage l’affiche avec Johnny Hallyday, Sacha Distel, Jane Rhodes, Bob Asklöf et Raymond Devos.




Eté 73 tourmenté… 1

Quels souvenirs Sylvie garde-t-elle de cette longue tournée de l’été 73 qu’elle partage avec Johnny ? Nous n’en savons guère tant la question semble éludée dans les différents ouvrages qui lui sont consacrés.

Ce fut manifestement mouvementé avec une première endeuillée, à Marseille, le 7 juillet…

Le camion transportant le matériel de sonorisation s’est écrasé près d’Avallon. Un technicien de 21 ans perd la vie dans l’accident. Du matériel de secours doit être loué à la hâte sur place, mais Sylvie, bouleversée, entrera en scène avec une heure de retard.

A l’extérieur du Palais des Sports surchauffé, de nombreux jeunes tentent de resquiller et affrontent le service de sécurité. Un coup de feu éclate… un jeune tunisien est transporté aux urgences avec une balle de 7.65 dans le bras !




Barcelone 68

En cette journée (très particulière pour votre serviteur) du 12 août 1968, Sylvie triomphe devant les 9.000 spectateurs qui ont afflué sur les hauteurs du parc de Montjuic dans le cadre du « Festival de la Chanson de Barcelone ».

Elle y donne deux représentations (vers 19h00 et 22h00) avant de poursuivre sur la route des plages espagnoles : Alicante le 13 août puis Torremolinos le 14 août 68 au Piper’s Club.




Tagomago…

Tagomago… il ne s’agit point-là du nom d’un quelconque jeu télévisé ! mais plutôt celui d’un îlot privé au sein de l’archipel des Baléares… et accessoirement celui d’un tout nouveau club à la mode à Palma de Mallorca en cette année 1964.

En préambule de sa longue tournée de l’été 64, Sylvie s’y produit trois fois en deux jours, les 11 et 12 juillet 1964.

Conquis par l’artiste, les directeurs du Tagomago lui proposent de revenir l’année suivante, les 14 et 15 août 1965.

C’est donc dans ce cadre enchanteur que Johnny rejoint en avion privé sa jeune épouse qui fête son anniversaire lors d’une soirée très privée à l’Hôtel de Mar jusqu’à cinq heure du matin… Il est relaté qu’aucun journaliste, ni photographe n’a été admis pour la circonstance.




Eté 73 tourmenté… 2

La longue tournée de l’été 73 avec Johnny prévoit de traverser l’Europe de la Grèce à l’Espagne en passant par l’Italie.

Une mini-tournée italienne est programmée du 7 au 11 août dans les villes d’Andorno Micca (le 7/8), Borgovercelli (le 10/8) et la Bussola de Marina di Pietrasanta (le 11/8).

Malheureusement, la Stampa du 8 août regrette : « La Vartan non arriva » ; en effet, souffrante, Sylvie est contrainte de faire une pause quelques jours à Cannes et doit annuler ses trois galas italiens à la grande déception de ces nombreux fans locaux.

La Star reste néanmoins très attendue. C’est pourquoi, elle revient pour un concert unique avec Johnny dans la grande enceinte de l’Arena de Milan le 4 septembre 73 dans le cadre du festival de l’Unita.




Ils ne peuvent plus se quitter ?

Certes, leurs routes s’étaient déjà rejointes lors de leur précédente tournée de février et mars. Mais à peine a-t-elle achevé son marathon de 38 représentations à l’Olympia que Sylvie rejoint Johnny en ce printemps 63 pour plusieurs galas.

Le 30 avril, ils sont au Grand Palais de Bourges, le 1er mai au Palais des Sports de Tours et le 5 mai, ils donnent deux galas au Théâtre Municipal d’Albi (à 15h00 et à 21h00).

Un avant-goût de sud avant le soleil camarguais du tournage à venir de « D’où viens-tu Johnny ? »…




Les Molières…brésiliens

Le 13 novembre 1984, Sylvie est sur la scène du Théâtre Municipal de Rio.

Arrivée la veille au Brésil accompagnée de deux choristes et de six danseurs, elle donne un show d’une heure pour clôturer la soirée de remise des Molières, cérémonie organisée par Air France et récompensant les meilleures productions artistiques.

Le quotidien La Ultima Hora de Rio dévoile son « programme » du lendemain : déjeuner chez Maxim’s et dîner chez Régine’s !

Elle s’accorde ensuite quelques jours de tourisme à Salvador de Bahia avant de renouveler sa prestation le 20 novembre pour la seconde cérémonie des Molières qui se tient cette fois au Théâtre Municipal de Sao Paulo !




Marseille 64, la presse s’enflamme !

L’étape marseillaise de l’été 64 au célèbre Théâtre des Etoiles du Pharo, en ce 21 juillet, scelle définitivement l’attachement du public de la cité phocéenne à la toute jeune blonde chanteuse.

Alors qu’elle partage l’affiche avec Frank Alamo, on ne retient qu’elle ! Il faut dire que l’enthousiasme de ses fans est tel que les premiers rangs s’en trouvent complètement débordés… et la presse du 22 juillet s’emballe !

Le Soir : « Soirée tumultueuse, hier, au Pharo pour Sylvie Vartan acclamée »

Le Provençal : « Marseille a fait un triomphe à Sylvie Vartan » et évoque pour la première fois « l’ange bleu de la chanson française »

Le Méridional lui accorde un encart à la Une avec « Les fans de Sylvie déchainés au Pharo » et subjugué, lui consacre un second compte rendu dans son édition du lendemain : « … et puis ce fut Sylvie, tout un spectacle en soi,… »




Mini-tournée « Carnaval » dans le Piémont…

Après le carnaval de Nice, où elle a présenté son nouveau show le 1er mars 1973, Sylvie poursuit sa route des carnavals dans la région du Piémont : elle chante le 3 mars au « Music Palace » de Villanova d’Asti puis le 4 mars au « Pub » de Pinerolo.

Sa venue est formidablement annoncée dans la presse et les journalistes italiens ne manquent pas de souligner l’idylle renaissante de la chanteuse rejointe par son mari. En effet, le baiser du couple surpris à Pinerolo est sans équivoque… à tel point que La Stampa titre son article : « Une nouvelle lune de miel pour Sylvie et Johnny ».

Elle clôt cette mini-tournée italienne des Carnavals au « Kiwi Club » de Bologne le 5 mars.




Marseille 64, encore et encore…

Sylvie et Marseille, une très longue histoire d’amour !

Alors que sa tournée à l’été 64 comprenait déjà une étape très remarquée au célèbre Théâtre des Etoiles du Pharo (le 21 juillet), la tournée d’automne comprend pas moins de cinq représentations consécutives au Théâtre du Gymnase pour contenter ses fans marseillais :

  • le 24 octobre à 21h00
  • le 25 octobre à 15h00 et 21h00 
  • le 26 octobre à 21h00
  • et le 28 octobre à 21h00 !




Mini tournée chez les gens du nord

L’incroyable marathon de l’année 1969 s’amorce par une mini-tournée de trois concerts sur deux jours dans le nord de la France avant de s’envoler pour une tournée en Italie.

Sylvie se produit ainsi au « Club Caméléon » de Condé sur Escaut (le 1/02), à « l’Eden Ranch » de Lens (le 2/02 à 15h00) et au « Fresnoy-Danang » de Tourcoing (le 2/02 en soirée).

Pour l’occasion, juste avant son gala de Lens, elle fait une visite remarquée dans les bureaux du quotidien local Nord-Matin qui apprécie, photo à l’appui, la « délicate attention » de la chanteuse en sa Une du dimanche 2 février, trinquant « à ses futurs succès ».




Carnaval portugais 64

La fin de l’hiver est bien évidemment marquée par les nombreux carnavals. Ceux du Portugal sont réputés et en cette année 64, les organisateurs choisissent la chanteuse n°1 du yéyé européen toute auréolée de son succès à l’Olympia avec les désormais célèbres Fab Four : Miss Sylvie Vartan, dont l’édition lusitanienne de son 45t « La plus belle pour aller danCer » (avec faute d’orthographe sur la pochette…) marche très fort !

Programme d’enfer pour la chanteuse au milieu de cette ambiance festive : quatre galas à Lisbonne en deux jours au Théâtre Monumental (13 mars à 18h15 et 14 mars à 16h00 et à 18h15) et au Cinéma Monumental (13 mars à 23h30) suivis de deux galas au Palais des Sports de Porto (15 mars à 16h00 et à 21h30) !

Le quotidien Diario de Noticias du 14 mars 64 est dithyrambique :

« Sylvie Vartan a eu un succès spectaculaire hier au Monumental 

…/… Profil lisse et délicat, cheveux d'or et visage fragile, Sylvie, en fait, est une véritable question de fluide magnétique avec sa voix extraordinaire, qui excite l'assistance et qui sert si bien à la fois, les rythmes de danse les plus enlevés que les chansons plus mélodieuses et romantiques…. »




Châtelet 72

Bien avant ses mémorables concerts de 2010 et 2011, Sylvie foula la scène du Châtelet dès 1972.

Certes, en ce 10 février 1972 à 16h00, il est question d’une représentation un peu particulière : la formidable émission « RTL Non Stop », présentée par Philippe Bouvard.

Sylvie y présente tous ses derniers titres en live avec son orchestre comme elle avait pu le faire deux mois plus tôt au Palais d’Hiver de Lyon.

Pour l’occasion, France Soir annonce l’ouverture à la location des 3000 places que comptait alors le mythique Châtelet.




Tournée italienne été 68

Sylvie attaque l’été 68 par une tournée italienne et rien moins que deux dates à San Remo !

La première se déroule le 17 juillet au très sélect Roof Garden del Casino. Bras dans le plâtre, elle arbore toutefois une mini-robe pailletée blanche, soulignée de bandes noires, dessinée par Yves St Laurent (que les français découvriront quelques mois plus tard dans « Jolie Poupée »).

Le magazine Bolero du 11 août titre : « Ouragan d’applaudissements de la jeunesse : à San Remo, une Sylvie Vartan déchainée ! »

Le 18 juillet, elle chante pour une audience plus large encore au Théâtre Ariston de San Remo.




Coups doubles en 70

Le triomphe de son Olympia est tel que les séances de sa tournée doivent être démultipliées à plusieurs reprises : 5 représentations à Marseille, mais également deux jours triomphaux au Grand Théâtre de Genève (les 2 et 3 décembre) ainsi que deux séances au Palais d’Hiver de Lyon (le 6 décembre à 14h00 et à 21h00)

Que ce soit au Théâtre Français de Bordeaux (le 23/12), au Palace d’Avignon (le 27/12), au Grand Théâtre de Dijon (le 1/12), à Montbéliard (le 2/12), au Théâtre Municipal de Besançon (le 3/12) ou encore au tout nouveau et gigantesque Centre Culturel de Saint Etienne (le 7/12), à chaque fois, le public et la critique plébiscitent unanimement l’évolution sensationnelle de la chanteuse en show-woman audacieuse




Viva Espana !

Depuis ses tout débuts, l’Espagne adore Sylvie. Chacun de ses super 45t connait avec succès une édition locale spécifique la classant « artiste préférée de péninsule ibérique » en ces sixties à mi-parcours !

Sylvie leur rend volontiers la politesse et tout particulièrement en ce 13 août 1965 où elle donne deux galas à Barcelone.

Le premier est une grandiose manifestation organisée Plaza del Diamante du Barrio Gracia, quartier chic et bohème, réputé pour sa féria du mois d’août. Pour ce « 4eme Gran Gala Internacional Disquiniela », Sylvie tient la vedette à 20h30 après l’exhibition de deux groupes à succès du moment Los Sirex et Los Mustang.

Elle poursuit en fin de soirée avec une seconde prestation dans le cadre certes plus feutré du night-club Rosa Mar à Lloret de Mar mais dans une ambiance toute aussi survoltée !




Viva Espana ! (bis)

L’été 65 poursuit son tourbillon international avec une nouvelle incursion espagnole à San Sebastian cette fois.

« Los lunes de Real Club de Tenis » y est devenu un rendez-vous incontournable. Alternent ainsi tout au long des lundis de cette saison 65 pour le plaisir de la « très chic société de la jeunesse dorée » comme aime à le préciser la presse locale : festivités, bal des débutantes et galas avec Dalida, Marpesa Dawn et Johnny Hallyday,…

En ce 6 septembre 1965, Sylvie vient clôturer en beauté la série estivale des concerts du lundi.




Dernière 70… au Luxembourg

Inattendu : la tournée des théâtres parisiens de cette fin d’année 70 s’achève… au Luxembourg… à la Halle au Fer de Differdange, le dimanche 20 décembre.

Contrairement à ce qui a pu être écrit parfois, Sylvie aura assuré l’ensemble des dates de sa tournée parisienne à une seule exception : l’ultime dernière qui doit avoir lieu le mercredi 23 décembre à Clamart.

En effet, dès le dimanche, en fin de journée, Sylvie se sent fébrile. Pourtant, elle compte bien assurer sa dernière représentation à Clamart et des coulisses, elle assiste même à la première partie où se succèdent Carlos, Jean-Jacques Debout et les Capresses. Las, à l’issue d’une année des plus éprouvantes et d’une tournée parisienne durant laquelle elle ne se ménage pas suffisamment durant la journée, c’est finalement une hépatite virale qui la tient depuis plusieurs jours et qui aura raison de sa volonté. Au dernier moment, son état lui interdit de monter sur scène… et la clouera au lit durant plusieurs semaines.




Carnaval portugais 65 !

L’énorme succès de la chanteuse lors du carnaval de l’année précédente convainc sans mal les organisateurs de réitérer l’invitation pour l’édition de 1965 ! De retour de Turquie et avant de poursuivre son premier tour du monde, Sylvie retrouve donc Lisbonne les 27, 28 février, 1er et 2 mars 1965 au rythme incroyable de trois représentations par jour :

19h00 au Cinéma Monumental

20h30 et 23h30 au Théâtre Monumental !

Le quotidien Diario de Noticias du 28 février relate, photo à l’appui : « Sur la scène du Monumental : Sylvie Vartan chante pendant que la police doit la protéger de l’enthousiasme de ses jeunes admirateurs… » !




Drôle de vie en roses ... à Nice

A bord d’une décapotable blanche ornée de centaines de roses et escortée d’une garde de six cavaliers du club Quadrille : c’est ainsi que Sylvie effectue le parcours du corso de Nice en ce 25 juillet 1964, sur le char de « La vie en rose ».

Pas vraiment rose pour tout le monde puisqu’elle doit rapidement s’éclipser de la fête pour honorer son contrat à Fréjus où elle chante au Théâtre de verdure à 22 heures.

Le lendemain, avant son gala au Théâtre de verdure de Nice, un surprenant baptême l’attend : elle est la marraine de deux bébés lions du Cirque du Rancy, dont le chapiteau est planté sur les bords du Paillon.

Le journaliste de l’Espoir de la côte d’azur ironise : « Pour Sylvie qui a affronté des fauves en bluejeans et briseurs de chaines, ce sera une agréable détente ! »




Carnaval portugais 67 !

Comme lors de ses précédents passages, Sylvie crée l’évènement de ce carnaval portugais de février 67. Le quotidien Diario de Noticias 4 février 1967 rapporte : « Sylvie à Lisbonne : Tohu-bohu à l’aéroport pour l’arrivée de la chanteuse …/…Sylvie est arrivée à l’aube : des centaines de jeunes l’attendaient à l’aéroport. » Programme de folie pour la chanteuse qui doit assurer huit galas en quatre jours, les 4, 5, 6 et 7 février 1967 :

à 18h00, le Festival Estrelas Em Lisboa (Les étoiles de Lisbonne) au Cinéma Monumental et à 20h00, le Festival Carnaval mini-saia (Le carnaval de la mini-jupe !) au Théâtre Monumental

Le compte rendu dans le Diario de Noticias du 5 février 1967 est sans équivoque :

« Nouveau succès retentissant pour Sylvie Vartan ! »

Elle y présente ses tout derniers titres : 2’35 De Bonheur, Moi Je Danse, Je N’ai Pas Pu Résister, Donne-Moi Ton Amour…




63… l’été de tous les dangers !

En ce mois d’août 63, les esprits s’échauffent. Nous sommes à la veille des incidents du Cannet et Sylvie doit donner deux représentations quasi-simultanément à Toulon : un premier gala à la Favière avant de prendre la suite de Claude François qui assure la première partie au Femina à Toulon même.

Mais l’enchaînement technique des deux galas occasionne une heure de retard et le quotidien La République Le Provençal du lendemain constate : « Triomphe sans précédent : Cela faillit même mal tourner un moment, quand la troisième partie, en l’occurrence Sylvie, n’arrivait pas…/… Le public n’avait plus qu’à tout casser ou faire un triomphe à l’idole féminine des jeunes. Il choisit la seconde solution. »




Palais des Congrès 78

Au Palais des Congrès, le dimanche 26 mars en matinée, Sylvie a eu un trac au moins équivalent à celui de sa première d'octobre 77. En effet, le hasard a fait qu'à cette même représentation deux géants de la Musique sont venus l'applaudir : Charles Trenet et Mick Jagger

Chroniques de Laurent Tambour, publiées chaque semaine à l'occasion des 50 ans de carrière sur le Forum du site officiel en 2014 (merci à HA – vous disposez d’informations complémentaires, n’hésitez pas à nous en faire part)

Sylvie Vartan