Sylvie Vartan - Laisse faire laisse dire

Critiques

Laisse faire laisse dire

"Au nouveau Gymnase, le show Sylvie Vartan : du très grand music-hall ! …/… Ne laissez pas Sylvie quitter Marseille sans aller l’applaudir ! "

Le Méridional du 28 novembre 1970

« Agréable révélation que cette Sylvie Vartan qui se produisait, vendredi soir, aux fins d'un film, au Jardin des Etoiles à la Ronde. Comme la plupart des gens qui ne l'avaient jamais vue, l'auteur de ces lignes s'était dit: "Bien sûr, cette petite réussit à survivre grâce à la réputation de son mari, Johnny Hallyday. Apprêtons-nous donc à être déçu". Mais Sylvie Vartan a presque tout cassé, ce soir-là, comme disent les gens de scène. Bien sûr, cette petite œuvre dans le rock le plus classique, secondée par des danseurs et des choristes on ne peut plus classiques, et parée, la belle enfant, des atours les plus classiques: robe-lamée-bonbon-rose, robe sexy-lamée-argent - dentelée et qui vous découvre une de ces belles cuisses! Mais il y a plus! Il y a plus qu'une mise en scène. Il y a un charme Sylvie Vartan. Une façon certaine d'habiter toute la scène. Toute, grâce à un sens du rythme aiguisé comme une dague florentine. Cet espèce de vif argent permet à Sylvie Vartan de faire renaître un rock d'une époque presque terminée. Mieux, affirmons d'un trait que Sylvie Vartan réussit à passer la rampe malgré les rythmes anciens qu'épousent ses chansons. Imaginez une petite blonde dont certains traits, certaines attitudes, rappellent une certaine Marilyn Monroe. Imaginez une petite pouliche qui caracole, galope, trottine, s'arrête et repart avec frénésie tout en multipliant les ruades qui obligeaient les hommes à frissonner. Tout net: cette petite a du chien! Elle le sait. Aussi use-t-elle de son adorable sensualité jusqu'à la plus exacte limite, de sorte qu'elle évite toujours de sombrer dans la vulgarité. Et Dieu qu'elle danse, cette désirable gazelle! Tous s'accordent à dire que voilà un atout si précieux que, sans doute, sauve-t-il tout le spectacle qui reposerait seulement sur une voix qui ne saurait souffrir trop de comparaisons ...Oui, il faut qu'à Sylvie Vartan également soit ouverte la Place des Nations !... »

Article de Gilbert MOORE dans le journal Montréal Matin à l’occasion du concert de Sylvie à Montréal en août 1975

« (...) A 20h30, au lieu de 20 heures, sans doute pour rester fidèle à la légende, Vartan, la nymphe devenue vamp, émerge des coulisses. Elle est tout en rose et en paillettes, les joues bien fardées, les cheveux fous et blonds ; le show commence, et du show il y en a pour votre argent, du show dans la meilleure tradition des music-hall américains, du show comme sans doute il ne s'en fait plus parce que cela fait dix ans que cela existe et que certains ont préféré passer à autre chose. Choristes, musiciens. danseurs, couleurs, costumes, tout se succède à un rythme époustouflant alors que les spectateurs, d'abord surpris, se laissent progressivement étourdir par tout ce déploiement d'énergie. Vartan passe du rock au country, revient à ses anciennes amours (La Maritza, Comme un garçon etc...) pour aboutir après une parade de mode en bonne et due forme aux "hits" traduits du palmarès américain. Elle aura changé quatre fois de costumes en une heure, le temps d'allumer une cigarette et la voilà qui passe de la mini­robe chromée à la tenue romantique, au collant provocateur qui en fait loucher plus d'un pour terminer le tout dans un superbe jean glorifié de diadèmes et de lamé. A l'entracte, les portes Hallyday, Vartan, qui sont côte à côte, restent résolument closes. Chacun reste dans son territoire et les retrouvailles ne se feront que sur la scène, à la vue du public pour qui on joue ce soir la très grande comédie de l'amour. (...) »

Article de Nathalie PETROWSKI dans le journal de Montréal à l’occasion du concert de Sylvie à Montréal en 1975

FERVEUR POPULAIRE POUR UNE IDOLE"

"Quelle émotion intense sous le grand-chapiteau de Milliane lorsqu'apparut, somptueuse dans sa robe de gala, Sylvie aux cheveux d'or! Jamais une telle ferveur populaire de s'était manifestée devant cette scène appaméenne où sont présentés chaque année les plus grands spectacles du moment.

Éblouissante, divine, incarnation pure du mythe dionysiaque, Sylvie, nymphe et superstar emportée par le tourbillon d'un ballet féerique, nous a fait vivre trois heures de rêve, d'émerveillement, et de beauté.

Parée de robes vaporeuses, de moulants corsages pailletés, d'évanescentes mousselines, Sylvie Vartan, reine de la musique et de la lumière, a fait de son spectacle la cérémonie d'un culte à l'amour, à la jeunesse et à la joie.

Autour de la "diva" éclairée de mille feux, portée par une musique aux rythmes déchaînés, les danseurs aux silhouettes parfaites amenèrent jusqu'au sublime ce spectacle, qui dépassa tout ce qu'on pouvait imaginer.

Les danseurs noirs, Gary Chapman et Peter Newton, imprimaient au show la pure tradition américaine du swing. Par leurs corps, leurs voix, la force évocatrice du spectacle se trouvait décuplée.

Les milliers de spectateurs qui avaient envahi le chapiteau, firent à Sylvie Vartan et à sa troupe un triomphe. Au cours du gala, des petites filles virent lui offrir des bouquets de roses. Après la revue finale, le public massé contre la scène ne cessait de rappeler Sylvie, qui chanta alors "les chemins de mes chansons" ("Je suis née dans une valise" NDLR).

"LA DEPECHE DU MIDI" en 1977

"UN ETOURDISSANT ET SOMPTUEUX SPECTACLE

"Le mouvement, le rythme, la beauté plastique, le chatoiement des couleurs, le luxe des costumes, le nombre des artistes présents sur la scène caractérisent cette sorte de superproduction musicale menée sur un rythme étourdissant. (...). Mais ce somptueux et original spectacle n'est pas une simple copie des variétés américaines les meilleures, ce qui serait déjà bien. Il porte la marque de Sylvie Vartan qui confirme, outre ses qualités artistiques, son aptitude à mener le jeu et à diriger un tel spectacle. Le résultat est proprement étonnant (...). C'est là que l'expression "show-business" retrouve une noblesse depuis longtemps perdue".

Lucien PUCCIARELLI dans le quotidien "LA MARSEILLAISE" en 1977

"Si elle termine sur "La Maritza" c'est sans doute pour évoquer la silhouette gauche d'une petite Bulgare débarquant en France. Comme pour convaincre les derniers sceptiques que le vilain petit canard est définitivement devenu ce cygne sensuel et flamboyant dont le nouveau spectacle dépasse tous ceux qui l'ont précédé de dix bonnes longueurs. Fête des yeux, régal des oreilles, tout est paré pour que ce paquebot illuminé de tous les sunlights franchisse sans encombre l'océan du triomphe."

Jean-Michel GARDANNE dans "LE PROVENCAL" en 1977

"Longtemps on a eu au cinéma le mythe Bardot. Maintenant on a en chair et en os dans le show-business le mythe Vartan."

Jacqueline CARTIER dans "FRANCE SOIR" en 1977.

"SYLVIE VARTAN PREMIERE DE LA CLASSE

Si quelqu'un doit écrire un jour une anthologie du music-hall, il serait fâcheux que Sylvie Vartan n'y ait pas une place de reine. (...) Sylvie Vartan entrera dans l'histoire pour avoir prouvé que tout peut se faire n'importe où, il suffit d'y mettre de l'intelligence et du courage. Sylvie Vartan : la plus grande artiste française du music-hall."

Laurent CASTELLI dans "LE QUOTIDIEN DE PARIS" en 1977.

"La première fois on avait dit "Elle ne remplira pas la moitié de la salle" : succès. La deuxième fois, on l'a plainte : "Elle a déjà fait le plein de tous ceux qui voulaient la voir, ils ne se dérangeront plus" : triomphe.

Cette fois-ci, la quatrième, personne n'a osé avancer un pronostic car on sait que maintenant Sylvie Vartan règne sur les 3800 fauteuils du PDC. Il lui a suffi de dire "Je reviens" pour que toutes les places soient louées pour les 14 représentations qu'elle donnera. Avant elle, aucune autre vedette n'a réalisé cet exploit. C'est comme si elle avait entamé une longue chanson en 1975 (date de son premier show), qu'elle se soit interrompue plusieurs fois pour courir le monde, et qu'elle revienne parfois reprendre sa chanson au couplet où elle l'avait laissée.
Elle offre même indirectement un spectacle pour tous ceux qui ne pourront pas aller la voir au PDC : les centaines d'affiches signées Helmut Newton et qui sont déjà un show en elles-mêmes : à peine vêtue de haillons savamment déchirés, Sylvie s'offre au milieu d'une cible de lumière, un peu déesse, un peu fille de la jungle. Cette affiche est celle déjà utilisée pour son show précédent mais elle exprime tellement bien Sylvie Superstar, qu'il n'y aurait aucune raison d'en faire réaliser une autre. Sans doute durera-t-elle très longtemps pour devenir son image de marque, quelque chose d'inoubliable et de définitif comme Marlène dans "L'Ange Bleu" ou BB dans "Et Dieu créa la femme". Le show qu'elle offre est le même que celui du mois d'octobre; pourquoi changer un spectacle qui frôlait la perfection dans sa mise au point?
Sa robe la plus sensationnelle, celle qui semble ne tenir à sa peau que par le miracle de quelques éclats de strass, matérialise la continuité qui existe entre Sylvie et les stars les plus fabuleuses de l'histoire du spectacle."

Paul Giannoli, paru dans un "Jours de France" à propos des prolongations du show de Sylvie au Palais des Congrès 1977/78.

"Her breezy vocals, without the slightest trace of an accent, are both sensuous and apealling. Vartan's voice really shines on the rockers as they have been her forte ever since she started performing in France in the early 1960s".

Le magazine américain CASH BOX à propos de l'album "I don't want the night to end" le 5 mai 1979.

Sylvie Vartan