
LES ENFANTS S’EN VONT
Une paire de basket et un jean élimé
La première raquette, une photo de lycée
Un poster de James Dean, des livres d’écolier
Et une chambre vide où l’enfance s’est passée
Quelques disques oubliés, des bandes dessinées
Un bouquin d’Hemingway, une guitare cassée
Un paquet d’cigarette caché dans un tiroir
Et des rires qui résonnent au fond de ma mémoire
Les enfants s’en vont toujours vers leur vie et leurs amours
Ils s’en vont en riant, se croyant des géants, mais ce sont des enfants
Les enfants s’en vont toujours vers leur vie et leurs amours
Où est-il ? Que fait-il ? L’éternelle question
Quand ils tournent la page, qu’ils coupent leur cordon
On croyait à jamais à l’épreuve du temps
Pour vivre au téléphone le passé au présent
Ils écrivent parfois, appellent de temps en temps
Quand la vie se fait dure et le monde méchant
Ils lancent des S.O.S.
Pour de fausses galères
Au besoin de tendresse
C’est vrai, il y a la mère
Les enfants s’en vont toujours vers leur vie et leurs amours
Ils s’en vont en riant, se croyant des géants, mais ce sont des enfants
Les enfants s’en vont toujours vers leur vie et leurs amours
Comme nous l’avons fait avant, quand nous étions des enfants
