Le style Vartan

Dès ses débuts, Sylvie Vartan présente divers articles dans la presse. Très vite, elle lance des modes (la fameuse robe de chez Réal copiée par Bardot). Les journaux de mode se feront l’écho de ses choix toujours à la pointe voire pionniers. Sylvie ouvrira même ses boutiques de créations.
Tout au long de sa carrière, on la sollicitera pour présenter des modèles de couturiers dans l’objectif de photographes prestigieux : en 1964 elle pose pour Marie-Claire et Jours de France en Dior, elle fait la une des Chapeaux de Paris

Dans les années 1970 elle sera la première et la seule chanteuse à faire, à trois reprises la couverture du magazine Vogue (il faudra attendre le début des années 1990 pour voir Vanessa Paradis et Patricia Kas prendre la relève). Elle est également la première chanteuse française à faire appel à un grand couturier pour ses robes de scène. Les plus renommés la suivent dès 1963 et ce jusqu’à son dernier spectacle en 2021.

Dès janvier 1962, on peut la voir présenter la mode dans le magazine Music Hall (Mireille Darc alors mannequin pose également sur les photos). C’est à cette occasion que Sylvie rencontre Mercedes qui ne la quitte plus jusqu’au dramatique accident de 1968. En septembre, Sylvie pose en couverture de L’écho de la mode. Sylvie y présente la mode des gilets. Chaque modèle porte le nom d’une de ses chansons.


Elle intéresse les publicitaires pour qui elle incarne une jeune fille représentative de sa génération. C’est ainsi que dès 1962, à l’occasion d’un changement de coiffure, on voit sa photo vanter les talents du coiffeur Garland.
Pour les magazines Music Hall, Paris Match ou Elle, elle est le mannequin des 16/20 ans.
En 1963, en collaboration avec le magazine Elle, elle pose pour les imperméables Blizzard, une PLV sera éditée et présentée en magasin. Il est à noter que c’est sa première publicité de mode.
En 1963, elle est Miss Helen, puis Mlle Twenty en 1964.

1963

C’est le nouveau tissu Velcorex des usines Boussac qui sera porté par Sylvie.
Cette campagne fleurira dans toute la presse jeune, sous trois affiches différentes (la photo de profil avec le micro sera même l’affiche de la tournée d’été de Sylvie en 1965). A l’occasion de cette association, il sera édité un 45 tr Velcorex très recherché aujourd’hui par les collectionneurs, qui était remis aux premiers acheteurs d’articles Velcorex.
En juin, Sylvie présente le prêt à porter pour Jours de France puis entame sa tournée d’été avec sa robe de chez Réal (elle est une fidèle de cette marque). Sylvie la décline sous divers coloris. La bleue restera célèbre pour son Olympia avec les Beatles.
Elle, Marie Claire, Marie France, Mireille, Lectures d’aujourd’hui …, tous dissèquent son style, ses vêtements, ses chaussures, ses bijoux, sa coiffure. Sylvie est indiscutablement le modèle à suivre… la presse étrangère prend le relais avec Stern, Twen, Oggi.

Sylvie présente des chapeaux pour Music Hall et pour Paris Match. Dans le magazine Elle du mois de mars elle illustre la mode des 16/20 ans et promeut les imperméables Blizard.
En 1964, le catalogue La Redoute demande à Sylvie et à Sheila de présenter chacune un modèle de robe différent sous plusieurs coloris.
Sylvie s’associe aussi aux chaussures Myris et crée des lunettes dont une paire pour une pub hippie
1965 est l’année où Sylvie rencontre Yves Saint Laurent qui crée l’ensemble pantalon veste qui fera scandale à la télé le 14 février, la presse qualifiant son ensemble de “pyjama”.. Or YSL sera mondialement connu pour son smoking quelques années plus tard.. Sylvie portera cet ensemble lors de ses tournées au Japon et aux Etats-Unis,… Elle crée ses modèles de mode en collaboration avec les tissus Trevira et les chaussures Myris.

1965

Très vite, elle ouvre sa boutique de mode rue Victor Hugo, à Paris avec l’aide de son amie Mercedes Calmel. Christiane Bailly et Emmanuelle Kahn collaborent à l’entreprise. Conçu par l’architecte Christian Girard, le magasin préfigure ce que seront les concept stores. De nombreuses succursales ouvrent en Province et à l’étranger.

Toute la presse française et internationale présente régulièrement ses collections (ci-dessous : les magazines espagnols Hola en octobre 65 et La Hora en novembre de la même année).

Non content de créer des robes, Sylvie commercialise également des accessoires dont les fameuses lunettes qu’elle arbore dans différents coloris, dans la presse ou à la télévision


Pendant cette même période de nombreux annonceurs exploitent l’image de la jeune chanteuse afin de promouvoir allumettes, chocolat, biscottes…

Le succès de “La plus belle pour aller danser” est tel au Japon qu’elle tourne un spot publicitaire pour les vêtements Renown. Le public nippon réclamera souvent cette chanson sur scène.

1966

Lux le savon des stars, propose à Sylvie de les représenter sous deux encarts différents qui “Sylvie femme active” ou “Sylvie beauté”, de nombreuses autres jeunes vedettes féminines suivront.

Malgré sa maternité, Sylvie s’occupe de ses boutiques dont elle ouvre des succursales en Belgique, en Suisse et un peu partout dans le monde.
De retour à l’Olympia, elle porte une de ses créations déclinée en deux couleurs: saumon et crème.

En décembre, elle assiste à un gala somptueux donné en l’honneur de La Callas, habillée en YSL haute couture et en juin 1967, elle se rend à la générale de Sammy Davis Junior dans une robe rose YSL haute couture. Elle assiste à la première du spectacle de James Brown à l’Olympia habillée style “militaire sudiste” très en vogue à l’époque, tout comme pour sa participation au film “Les Poneyttes”.

1967-68

La chanteuse prend la relève de Sandie Shaw en vedette principale des “Caroselli” : “Strega presenta…” pour la liqueur Strega de la société Alberti

En janvier sort “Bonnie and Clyde, “le film d’Arthur Penn avec Warren Beatty et Faye Dunaway. Pour en faire la promotion; il est demandé à Johnny et Sylvie d’incarner le couple mythique de fugitifs le temps d’un Tilt diffusé le 3 février. Notre Bonnie achète aussi une robe Dior qu’elle porte le soir de son Musicorama, juste après le spectacle.

Elle décroche le contrat des Jeux Olympiques d’hiver (c’est elle qui réalise les tenues des hôtesses.

Ses modèles se vendent très bien et sa boutique et ses franchisés ne désemplissent pas à tel point qu’elle est obligée de faire appel à une société de gérance car ni elle, ni son associée (Mercedes) ne peuvent faire face.

On la retrouve deux fois en couvertures de Bonne Soirée cette année-là pour présenter ses modèles et aussi en exclusivité un patron spécial.

En 1968, très populaire en Italie, elle participe à “Concertino Club” série de courts-métrages (durée moyenne: 3 min 30 sec) en style Scopitone pour vanter le goût de la glace Concertino de la marque Tanara, aux cotés de Marie Laforêt, Little Tony, Gene Pitney et autres chanteurs. Signalons aussi en Italie : Destination “Carosello” véritable pub-show de la RAI, diffusée après le JT de 20h.

1968

Cette année-là, la chanteuse se produit à l’Olympia à deux reprises : en avril et en décembre et pour la première fois porte des tenues YSL créées spécialement pour elle, dont une robe ornée de boutons nacrés et argentés.

Jodelle, le sosie de Sylvie imaginé par le dessinateur belge Peelaert, se met également au service de la publicité, en l’occurrence pour le “Lait aux Simples”.

Le dessinateur italien Sandro Angiolini s’inspire lui aussi de la plastique de Sylvie pour imaginer les aventures érotiques d’une “indienne blanche”, dans la tradition italienne des fumetti. 200 numéros ont ainsi été publiés par Furio Viano entre octobre 1969 et mai 1977 (“Vartan” connaîtra une nouvelle publication en 1980, le temps de six numéros).

1969

Kelton lui demande de créer trois puis quatre modèles de montres. Sylvie se rendra elle-même à l’usine Kelton pour visiter les ateliers. Lors de la sortie des montres, elle donnera un spectacle devant les 1800 ouvriers enthousiastes à qui il sera offert à chacun, une montre et un 45 tr dédicacé.
Par le biais de jingles composés pour la radio par Jean-Jacques Debout, elle devient l’ambassadrice de Martini. Elle illustre également le calendrier Martini de 1969.
A la fin de l’année, elle tourne un court métrage diffusé dans les salles de cinéma, où elle présente quatre perruques de chez Carita.


L’été 1969, Sylvie part en tournée avec deux costumes à franges, déclinés en noir et en blanc.
Elle poursuit ses créations et présente collections printemps/été et automne/hiver dans la presse. La mode est aux minis et aux cuissardes (lancée par YSL), Sylvie en porte dont la robe de squaw du 45 T La Maritza. Elle pose en combinaison de cuir dans le magazine Vogue.

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