Critiques

« Faisons nôtre leur appréciation : la môme s’en tire vachement bien ! »

(L’Est Républicain 1/3/62) »


« Le côté twist de la première partie fut confié à la jeune Sylvie Vartan, la collégienne du rock qui s’en sortit fort bien, évitant de tomber dans les déhanchés outranciers, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir beaucoup de présence sur scène »

(L’Union 2/3/62) »


« Sylvie Vartan, miss twist, la collégienne du rock, explosive, vibrante, électrique qui avec ses 17 ans est déjà l’une des valeurs les plus sûres du music-hall »

(Ouest France 16/5/62) »


« Cette délicieuse personne est douée d’une bien jolie voix qui épouse parfaitement le déhanchement du twist… »

(L’espoir De La Côte D’azur 10/12/62) »


« On se souviendra de cette soirée qui aura été un bain de jouvence grâce à Leny Escudero, à Guy Laurie, à Harold, à Sylvie Vartan, qui furent excellents ! »[/i]

(Le Dauphiné Libéré 3/12/62) »


« Le fait est qu’elle est chouette ! Jeune, jeune, jeune ! Une jolie petite bouille spirituelle. Du twist, de l’abattage, une voix juste, une fine silhouette « dernière nouvelle vague « . Si elle ne s’en laisse pas conter, elle peut faire son chemin, Sylvie ! « 

(Le Berry Républicain 1/6/62) »


« Tout récemment descendue de sa voie lactée (17 ans), pour se joindre à ce gala des étoiles, Sylvie Vartan fait étalage d’une assurance monstre ! Elle a de l’aplomb cette petite là et sait jouer de la prunelle ! « 

(Dernière Heure – 29/11/62) »


« Quant à Sylvie Vartan, elle a emballé le jeune public, nous pensons, par ses 17 ans très affranchis, sa sveltesse nouvelle vague, sa blondeur désordonnée, ses yeux candides et sa voix blasée. Multiples et impatients rappels dont elle remerciait timidement retrouvant au final sa vraie candeur de petite fille. « 

(Le Provençal 9/12/62) »


« En revanche, Sylvie Vartan fut tout à fait dans le ton. Celle que l’on a surnommée « Melle Twist  » sut à merveille exploiter les réactions du public. Ses 17 ans, son enthousiasme et son sens inné du rythme, furent ses atouts majeurs…/… L’accueil du public havrais fut édifiant sur la popularité de cette jeune étoile. « 

(Presse Normandie 26/12/62) »


Toute blonde dans sa robe blanche toute simple, voici Sylvie Vartan au milieu de ses trois guitaristes et du batteur…/… C’est le Johnny Hallyday au féminin mais c’est justement dans la chanson où elle cesse de s’agiter qu’elle fut parfaite, « Tous mes copains  » qu’elle sait dire avec sentiments « 

(Angers – Courrier de l’Ouest 19/12/62)


Et puis c’est Sylvie Vartan. La collégienne du twist, avec ses 17 ans, a changé en quelques mois. Elle est devenue non seulement une fine jeune fille armée de distinction naturelle, mais une artiste déjà racée…/… elle garde son dynamisme et sa voix jeune qui parle de vacances. Elle reste toute simple dans sa petite robe blanche. Oh surtout qu’elle ne vieillisse pas trop vite ! Qu’elle ne devienne ni bêcheuse, ni sophistiquée ! Je ne crois d’ailleurs pas que cela lui arrivera. Sylvie Vartan, j’ai l’impression que c’est toute la génération des moins de 20 ans qui twiste et qui s’amuse, mais qui reste bien élevée. « 

(Ouest France 21/12/62)


« Enfin apparaît Sylvie Vartan, blonde et blanche dans sa robe de voile bleu. Quelques sifflets et des « Ouh ! Ouh ! « . A la première chanson, du blacon tombe sur la scène, un citron. Sylvie n’a rien vu. Elle continue à chanter très fort dans son micro. On sifflera de moins en moins et on l’applaudira de plus en plus. On est tout de même fidèle à ses idoles à l’Olympia. Il faut convenir que Sylvie a fait des progrès et, surtout, elle est si jolie… »

Jean-Louis QUENESSEN à propos du spectacle de Sylvie à l’Olympia dans « FRANCE SOIR » le 18 janvier 1964.


« Sylvie Vartan a eu un succès spectaculaire hier au Monumental …/… Profil lisse et délicat, cheveux d’or et visage fragile, Sylvie, en fait, est une véritable question de fluide magnétique avec sa voix extraordinaire, qui excite l’assistance et qui sert si bien à la fois, les rythmes de danse les plus enlevés que les chansons plus mélodieuses et romantiques…. « 

Quotidien portugais « Diario de Noticias » (14 mars 64)


A l’évidence Sylvie Vartan possède en tant que chanteuse populaire des qualités de charisme exceptionnelles qui enchantent les spectateurs et elle fait participer activement et physiquement le public à ses chansons dont le rythme est la raison d’être. Et lorsque qu’elle puise dans un répertoire plus sentimental ou romantique, que ce soit en anglais ou en français avec une aisance appréciable, elle démontre des qualités vocales et stylistiques qui dépassent nettement le niveau moyen dans le genre. Dès le début avec sa silhouette à la fois élancée et tendue, elle s’impose à toute la salle grâce à sa voix chaude qu’elle accompagne presque toujours de mimiques et de gestes adéquats. Son jeu de scène est remarquable, sa prestation excellente en règle générale…

« La Nacion », Journal argentin, le 5 juin 65


« Le musicorama dont elle a été la vedette, le 8 avril, a été sans doute le meilleur jusqu’alors avec celui de Jimi Hendrix et Eric Burdon. (…) Et on découvre une Sylvie chanteuse. Sa voix s’est étoffée, a pris de l’ampleur. Une voix dont je ne soupçonnais franchement pas les facultés. Elle semble se défier des difficultés. Il y a dans cette belle chanson, Le testament, des montées dangereuses dont elle se joue (…). Elle n’est plus une vedette pour magazine illustré, plus une idole. C’est une chanteuse. Elle a, ce soir-là, mis Paris dans la poche de son smoking. Ce soir-là, une chanteuse est née ».

Pierre CHATENIER à propos du musicorama du 8 avril 1968 dans « ROCK & FOLK » en mai 1968.


« Elle chante, elle danse, elle charme, elle se révèle, à l’égal de son mari, une bête de théâtre et de cinéma probablement, pour peu qu’un bon réalisateur veuille et sache utiliser l’éventail de ses dons ».

LE MONDE, 5 décembre 1968 (à propos de la série de concerts donnés à l’Olympia en décembre 1968).

« Au nouveau Gymnase, le show Sylvie Vartan : du très grand music-hall ! …/… Ne laissez pas Sylvie quitter Marseille sans aller l’applaudir ! « 

Le Méridional du 28 novembre 1970

« Agréable révélation que cette Sylvie Vartan qui se produisait, vendredi soir, aux fins d’un film, au Jardin des Etoiles à la Ronde. Comme la plupart des gens qui ne l’avaient jamais vue, l’auteur de ces lignes s’était dit: « Bien sûr, cette petite réussit à survivre grâce à la réputation de son mari, Johnny Hallyday. Apprêtons-nous donc à être déçu ». Mais Sylvie Vartan a presque tout cassé, ce soir-là, comme disent les gens de scène. Bien sûr, cette petite œuvre dans le rock le plus classique, secondée par des danseurs et des choristes on ne peut plus classiques, et parée, la belle enfant, des atours les plus classiques: robe-lamée-bonbon-rose, robe sexy-lamée-argent – dentelée et qui vous découvre une de ces belles cuisses! Mais il y a plus! Il y a plus qu’une mise en scène. Il y a un charme Sylvie Vartan. Une façon certaine d’habiter toute la scène. Toute, grâce à un sens du rythme aiguisé comme une dague florentine. Cet espèce de vif argent permet à Sylvie Vartan de faire renaître un rock d’une époque presque terminée. Mieux, affirmons d’un trait que Sylvie Vartan réussit à passer la rampe malgré les rythmes anciens qu’épousent ses chansons. Imaginez une petite blonde dont certains traits, certaines attitudes, rappellent une certaine Marilyn Monroe. Imaginez une petite pouliche qui caracole, galope, trottine, s’arrête et repart avec frénésie tout en multipliant les ruades qui obligeaient les hommes à frissonner. Tout net: cette petite a du chien! Elle le sait. Aussi use-t-elle de son adorable sensualité jusqu’à la plus exacte limite, de sorte qu’elle évite toujours de sombrer dans la vulgarité. Et Dieu qu’elle danse, cette désirable gazelle! Tous s’accordent à dire que voilà un atout si précieux que, sans doute, sauve-t-il tout le spectacle qui reposerait seulement sur une voix qui ne saurait souffrir trop de comparaisons …Oui, il faut qu’à Sylvie Vartan également soit ouverte la Place des Nations !… »

Article de Gilbert MOORE dans le journal Montréal Matin à l’occasion du concert de Sylvie à Montréal en août 1975


« (…) A 20h30, au lieu de 20 heures, sans doute pour rester fidèle à la légende, Vartan, la nymphe devenue vamp, émerge des coulisses. Elle est tout en rose et en paillettes, les joues bien fardées, les cheveux fous et blonds ; le show commence, et du show il y en a pour votre argent, du show dans la meilleure tradition des music-hall américains, du show comme sans doute il ne s’en fait plus parce que cela fait dix ans que cela existe et que certains ont préféré passer à autre chose. Choristes, musiciens. danseurs, couleurs, costumes, tout se succède à un rythme époustouflant alors que les spectateurs, d’abord surpris, se laissent progressivement étourdir par tout ce déploiement d’énergie. Vartan passe du rock au country, revient à ses anciennes amours (La Maritza, Comme un garçon etc…) pour aboutir après une parade de mode en bonne et due forme aux « hits » traduits du palmarès américain. Elle aura changé quatre fois de costumes en une heure, le temps d’allumer une cigarette et la voilà qui passe de la mini­robe chromée à la tenue romantique, au collant provocateur qui en fait loucher plus d’un pour terminer le tout dans un superbe jean glorifié de diadèmes et de lamé. A l’entracte, les portes Hallyday, Vartan, qui sont côte à côte, restent résolument closes. Chacun reste dans son territoire et les retrouvailles ne se feront que sur la scène, à la vue du public pour qui on joue ce soir la très grande comédie de l’amour. (…) »

Article de Nathalie PETROWSKI dans le journal de Montréal à l’occasion du concert de Sylvie à Montréal en 1975


FERVEUR POPULAIRE POUR UNE IDOLE »

« Quelle émotion intense sous le grand-chapiteau de Milliane lorsqu’apparut, somptueuse dans sa robe de gala, Sylvie aux cheveux d’or! Jamais une telle ferveur populaire de s’était manifestée devant cette scène appaméenne où sont présentés chaque année les plus grands spectacles du moment.

Éblouissante, divine, incarnation pure du mythe dionysiaque, Sylvie, nymphe et superstar emportée par le tourbillon d’un ballet féerique, nous a fait vivre trois heures de rêve, d’émerveillement, et de beauté.

Parée de robes vaporeuses, de moulants corsages pailletés, d’évanescentes mousselines, Sylvie Vartan, reine de la musique et de la lumière, a fait de son spectacle la cérémonie d’un culte à l’amour, à la jeunesse et à la joie.

Autour de la « diva » éclairée de mille feux, portée par une musique aux rythmes déchaînés, les danseurs aux silhouettes parfaites amenèrent jusqu’au sublime ce spectacle, qui dépassa tout ce qu’on pouvait imaginer.

Les danseurs noirs, Gary Chapman et Peter Newton, imprimaient au show la pure tradition américaine du swing. Par leurs corps, leurs voix, la force évocatrice du spectacle se trouvait décuplée.

Les milliers de spectateurs qui avaient envahi le chapiteau, firent à Sylvie Vartan et à sa troupe un triomphe. Au cours du gala, des petites filles virent lui offrir des bouquets de roses. Après la revue finale, le public massé contre la scène ne cessait de rappeler Sylvie, qui chanta alors « les chemins de mes chansons » (« Je suis née dans une valise » NDLR).

« LA DEPECHE DU MIDI » en 1977


« UN ETOURDISSANT ET SOMPTUEUX SPECTACLE
« Le mouvement, le rythme, la beauté plastique, le chatoiement des couleurs, le luxe des costumes, le nombre des artistes présents sur la scène caractérisent cette sorte de superproduction musicale menée sur un rythme étourdissant. (…). Mais ce somptueux et original spectacle n’est pas une simple copie des variétés américaines les meilleures, ce qui serait déjà bien. Il porte la marque de Sylvie Vartan qui confirme, outre ses qualités artistiques, son aptitude à mener le jeu et à diriger un tel spectacle. Le résultat est proprement étonnant (…). C’est là que l’expression « show-business » retrouve une noblesse depuis longtemps perdue ».

Lucien PUCCIARELLI dans le quotidien « LA MARSEILLAISE » en 1977


« Si elle termine sur « La Maritza » c’est sans doute pour évoquer la silhouette gauche d’une petite Bulgare débarquant en France. Comme pour convaincre les derniers sceptiques que le vilain petit canard est définitivement devenu ce cygne sensuel et flamboyant dont le nouveau spectacle dépasse tous ceux qui l’ont précédé de dix bonnes longueurs. Fête des yeux, régal des oreilles, tout est paré pour que ce paquebot illuminé de tous les sunlights franchisse sans encombre l’océan du triomphe. »

Jean-Michel GARDANNE dans « LE PROVENCAL » en 1977


« Longtemps on a eu au cinéma le mythe Bardot. Maintenant on a en chair et en os dans le show-business le mythe Vartan. »

Jacqueline CARTIER dans « FRANCE SOIR » en 1977

« SYLVIE VARTAN PREMIERE DE LA CLASSE

Si quelqu’un doit écrire un jour une anthologie du music-hall, il serait fâcheux que Sylvie Vartan n’y ait pas une place de reine. (…) Sylvie Vartan entrera dans l’histoire pour avoir prouvé que tout peut se faire n’importe où, il suffit d’y mettre de l’intelligence et du courage. Sylvie Vartan : la plus grande artiste française du music-hall. »

Laurent CASTELLI dans « LE QUOTIDIEN DE PARIS » en 1977.


« La première fois on avait dit « Elle ne remplira pas la moitié de la salle » : succès. La deuxième fois, on l’a plainte : « Elle a déjà fait le plein de tous ceux qui voulaient la voir, ils ne se dérangeront plus » : triomphe.

Cette fois-ci, la quatrième, personne n’a osé avancer un pronostic car on sait que maintenant Sylvie Vartan règne sur les 3800 fauteuils du PDC. Il lui a suffi de dire « Je reviens » pour que toutes les places soient louées pour les 14 représentations qu’elle donnera. Avant elle, aucune autre vedette n’a réalisé cet exploit. C’est comme si elle avait entamé une longue chanson en 1975 (date de son premier show), qu’elle se soit interrompue plusieurs fois pour courir le monde, et qu’elle revienne parfois reprendre sa chanson au couplet où elle l’avait laissée.
Elle offre même indirectement un spectacle pour tous ceux qui ne pourront pas aller la voir au PDC : les centaines d’affiches signées Helmut Newton et qui sont déjà un show en elles-mêmes : à peine vêtue de haillons savamment déchirés, Sylvie s’offre au milieu d’une cible de lumière, un peu déesse, un peu fille de la jungle. Cette affiche est celle déjà utilisée pour son show précédent mais elle exprime tellement bien Sylvie Superstar, qu’il n’y aurait aucune raison d’en faire réaliser une autre. Sans doute durera-t-elle très longtemps pour devenir son image de marque, quelque chose d’inoubliable et de définitif comme Marlène dans « L’Ange Bleu » ou BB dans « Et Dieu créa la femme ». Le show qu’elle offre est le même que celui du mois d’octobre; pourquoi changer un spectacle qui frôlait la perfection dans sa mise au point?
Sa robe la plus sensationnelle, celle qui semble ne tenir à sa peau que par le miracle de quelques éclats de strass, matérialise la continuité qui existe entre Sylvie et les stars les plus fabuleuses de l’histoire du spectacle. »

Paul Giannoli, paru dans un « Jours de France » à propos des prolongations du show de Sylvie au Palais des Congrès 1977/78.


« Her breezy vocals, without the slightest trace of an accent, are both sensuous and apealling. Vartan’s voice really shines on the rockers as they have been her forte ever since she started performing in France in the early 1960s ».

Le magazine américain CASH BOX à propos de l’album « I don’t want the night to end » le 5 mai 1979.


« Dimanche 25 novembre 1979 : De nombreuses surprises sont réservées à Johnny pour sa dernière au Pavillon de Paris. Sylvie, vêtue d’un costume en daim ocre, monte sur scène pour lui remettre un disque d’or et reprendre en duo « Le bon temps du rock n’roll », avant de danser un rock endiablé avec Carlos (Reportage diffusé le lendemain dans le journal TV « Soir 3 »). Puis, à l’initiative de sa maman, le petit blondinet – pétrifié de trac- prend place à la batterie pour une interprétation pêchue de « Rien que huit jours ». Découvrant son fils David, le papa chanteur reste un instant sans voix. Naturellement, le public exulte. « Nous trois sur scène, ce sera mon plus beau souvenir. » (Sylvie, Paris Match, 7 décembre 1979)

« Enfin, elle le tient son triomphe. Incontestable, incontesté. Elle ne l’a pas volé. On le sentait poindre depuis quelques années mais il y avait encore bien des sceptiques… Au Palais des Sports, elle rejoint les grandes légendes du music-hall. »

Jacqueline CARTIER dans « FRANCE-SOIR » du 28 novembre 1981 à propos du Palais des sports

« Sylvie Vartan se hisse d’un seul coup au niveau des plus grands. Du grand Art. »

RICHARD CANNAVO dans « LE MATIN » du 28 novembre 1981 à propos du Palais des sports


« Cela faisait des années qu’on attendait cela. Des années qu’on sentait qu’elle allait nous donner raison d’avoir cru en elle, même dans les moments où tellement de gens la décriaient. Cette fois-ci, Sylvie Vartan a gagné d’une manière incontestable son pari le plus audacieux : faire vibrer l’immense Palais des sports et apporter un spectacle vraiment et totalement personnel. Dès son entrée en scène, tout en pétales de lumière, dès les premières secondes, on a compris qu’il se passait quelque chose de nouveau chez Sylvie. Son visage tout d’abord, comme métamorphosé, plus mobile, plus spontané et à la fois, plus serein.
Un visage qui, auparavant, s’efforçait sans cesse de poser, de ressembler à l’image qu’elle voulait qu’on se fasse d’elle. La Sylvie d’aujourd’hui accepte sa véritable image, celle d’une jeune femme de trente sept ans, qui chante depuis plus de vingt ans déjà, qui a aimé et souffert et qui renonce enfin à cacher sa fragilité sentimentale et son désenchantement. La vie l’a frappée mais en même temps, l’a enrichie, lui a donné une sensibilité nouvelle dont elle se sert dans ses chansons qui ont parfois des refrains très autobiographiques à travers des mots qui se veulent pour tous.
Son corps aussi a changé. Comme tous les grands rockers, de Johnny à Mike Jagger, Sylvie se sert, là encore, de cet atout plastique et sait donner une touche d’érotisme scénique de bon ton certes, mais néanmoins efficace.
Qui d’autre pourrait onduler en collant pailleté et transparent, en pantalon aussi fin qu’une caresse, et tourner le dos à son public pour le laisser à loisir admirer de parfait côté pile. Sylvie, qui maîtrise maintenant les chorégraphies qu’elle a choisies avec Claude Thompson, s’affirme aussi dans sa façon de danser. Aujourd’hui, soutenue par une équipe avec laquelle elle a travaillé et vécu presque quotidiennement durant six mois, elle domine largement cette discipline qui lui permet de s’en dégager totalement, pour mieux chanter, notamment dans les graves.
Cette fois-ci, Sylvie a su donner la vie à son spectacle, un spectacle qui plaira à ses fans de toujours comme à ses fans d’aujourd’hui, ces enfants qui, comme son fils David, ont toujours un aussi grand besoin d’idoles. »

Christine Gauthey à propos du spectacle de Sylvie au Palais des sports (décembre 1981)


« La pureté de la mécanique de spectacle est au service d’une artiste qui assume son show d’un bout à l’autre, avec une grâce infinie, fait passer magnifiquement sa personnalité propre et lance son âme dans des musiques diverses. »

CLAUDE FLEOUTER dans Le monde du 28 novembre 1981 à propos du Palais des sports

« C’est un mélange d’Ann-Margret, de Liza Minelli et de Cher ».

BILL WILLARD dans « DAILY VARIETY » décembre 1982

« 20 ans après, franchement la voir si régulièrement belle, éclatante d’énergie, d’entrain, de rythme, de savoir-faire, de courage et de toupet, si impeccable dans son boulot, si increvable dans la performance, on se dit que ça vaut le coup de la regarder en face et de reconnaître que c’est une drôle de dame. Sylvie, à Nice, lundi, vous avez été formidable. Et le public énorme, de 16 à 60 ans, a d’entrée compris qu’il était au spectacle, à la fête, au mirage d’un soir, et qu’il ne fallait pas craindre de participer. Les places étaient moins chères que pour M. Iglesias, mais le plaisir autrement plus costaud. Et quand on sait le prix des choses et du lourd train-train du show-biz, on s’étonne qu’elle ait pu amener si simplement sous la toile du Théâtre de Verdure presque l’intégralité de ce que Nice ne voit jamais ou presque : l’image des grandes soirées de Paris. Sylvie ne s’est pas moquée de la province. Elle a changé. On dirait qu’elle ne craint plus personne, libérée en quelque sorte. Il y avait à Nice une petite bonne femme qui a su durement travailler son corps et sa voix et qui a bien profité, côté maturité, des chagrins de la vie ».

Arlette Sayac dans « NICE MATIN » au lendemain d’un concert en 1982


« Au beau milieu de l’impitoyable « guerre des étoiles » que se livrent les vedettes pour occuper l’antenne des radios ou l’écran des télévisions, les apparitions éblouissantes de Sylvie Vartan sont pratiquement les seules à n’avoir aucun rapport avec l’actualité. Sylvie est désormais invitée pour le plaisir, à la manière d’une « guest-star » dont la présence apporte forcément ce supplément d’originalité qui fait la différence.
Sylvie sur les plateaux de télévision, à la « une » des journaux n’a rien à « vendre » au sens strict de ce terme de métier: pas de promotion d’un nouveau titre, pas de lancement d’une nouvelle revue, pas de « scoop » sur sa vie privée. En un mot, aucun évènement pour justifier ce raz-de-marée des médias.
Ce phénomène qui échappe à toute explication rationnelle, classe d’emblée Sylvie dans la catégorie des stars.

« Ce genre de personnage n’est pas tout à fait conforme aux vertus gauloises : Sylvie, pour devenir vedette à 100% tricolore, devrait enregistrer beaucoup de titres à l’eau de rose pour contenter le métier, sans oublier d’exposer son fils David à la presse, ses relations actuelles avec Johnny, ses éventuels échanges de cartes de voeux avec N. Baye, ou encore échanger ses opinions sur les équipes de football ou de rugby. Or, Sylvie refuse ces arrangements en préférant jouer franc jeu : elle enregistre son « sound » à Los Angeles, elle importe ses chorégraphies parce que l’art ne doit pas être chauvin mais cosmopolite, elle affiche sur le plan de sa vie privée une sérénité élégante et une certaine philosophie et – comble de l’insolence – elle préfère se remettre en cause à chaque nouveau spectacle, sans redouter un seul instant les conséquences financières que son attitude novatrice pourrait déclencher. »
Le projet de Sylvie pour 84/85 n’a pas varié d’un pouce : elle gravit lentement mais sûrement les marches d’un gigantesque escalier en haut desquelles on aperçoit – dans l’ombre – les deux silhouettes de M. Dietrich et B. Streisand. On a beau lui crier « casse-cou », Sylvie fait partie de celles qui ne renoncent jamais quoi qu’il arrive.

Si le destin doit enlever un jour l’un de ces habits de lumière qui font briller les « stars », Sylvie saura être son premier juge : incapable de survivre à la médiocrité, elle changera – dans ce cas – de planète, en choisissant à la fois l’exil et l’anonymat.
Est-il meilleur combat que celui qu’elle livre sur son terrain de prédilection »? « Sylvie seule contre tous »

Henri Chapier dans « Ciné-Revue » en 1985

« Sirène si reine sur scène qu’elle s’y révèle impériale: comment ne saluer cette maîtrise du show, cette aisance dans le passage d’une chanson/déchirure à un twist à vous déraciner les chênes (hi-fi), s’offrant au passage une chorégraphie glamour pour une version du légendaire «Bette Davis Eyes » ? Sur écran géant, défilent photos et extraits de films qui ressuscitent les heures et les ors d’une carrière phénoménale: celle d’une femme de coeur et de tête qui (songeons à «L’Ange noir ») eût fait une actrice en platine pour Hitchcock et qui (avec «Jodelle ») inspira au Belge Guy Peellaert la première bande dessinée pop artiste. Du feu sous la glace, a-t-on pu dire de la Vartan comme on l’a dit parfois de la grande Catherine: Deneuve. Samedi, c’est de mille étoiles qu’elle rayonnait, la lionne, pour un Cirque qu’elle fit tanguer, puis chavirer de bonheur. Quant à nous, sirotant du mélanco, comment n’eûmes pu nous souvenir qu’il y a quarante et un ans – mars 63 – nous venions l’acclamer lors de son premier concert à Bruxelles, à «L’Ancienne Belgique » ? Sylvie, vivant défi au temps. »

La Libre Belgique après un concert à Bruxelles en 2004

Critiques recueillies par l’album « Soleil Bleu » en 2010 :

Le Figaroscope : « Ce disque ambitieux apparait comme une indéniable réussite. Une Sylvie Vartan au meilleur de sa forme »

Be « On adore son nouvel album » « Ce Soleil Bleu réconcilie les fans de la chanson tragique à la Barbara, les nostalgiques de Gainsbourg, les amateurs  de mélodies acidulées tendance Swinging London et, last but not least, les amatrices des idoles indé telles que Lily Allen ou Kate Nash.  En un mot le nouveau Sylvie Vartan est l album pop francais transgénérationnel de cette fin d année »

Grazia « Nouvel album exemplaire qui concilie comme au premiers jours science des élégances et accessibilites grand public » « Revigorée par un casting chic et jeune » « Rencontre avec une génération qu’elle inspire »

Le Parisien « A fleur de peau, Sylvie Vartan tient dans ses mains l’un des beaux disques de sa carrière… Une autre Sylvie Vartan »

Le Journal du Dimanche « Elégance et modernité »

Ouest France « Sur le nouveau Cd de Sylvie Vartan, les générations se bousculent avec des chansons de Keren Ann, Doriand, Etienne Daho, La Grande Sophie, Julien Doré… » »

Paris Match « Plus qu’étonnant, Sylvie vient tout simplement de faire l’un de ses meilleurs albums »  « Ce ‘Soleil Bleu’ éblouissant »

L’union « Sylvie Vartan Plus en forme que jamais »

Télérama sortir « Sur son nouvel album: des signatures chics et branchées comme celle d’Etienne Daho, de La Grande Sophie ou de Keren Ann. Le résultat est assez surprenant »

Platine (Album du mois)« La preuve que la Star Vartan transcende les influences et les styles musicaux »

Ozap « Entourée de Keren Ann et de Doriand, l’artiste retrouve de l’énergie et de la modernité, sans tomber dans l’excès d’un disque ni trop produit, ni trop branché »

Paulette Buzz de la semaine« Composé de douze chansons très cinématographiques, Soleil bleu dépeint tour à tour la Vartan comme une femme fatale, espiègle, désinvolte ou icônique. Un bel opus réalisé par le duo Keren Ann-Doriand. »

Nouvel Obs « Un disque ou l’on trouvera quelques perles comme »Sous ordonnance des étoiles », »Soleil bleu » ou » Tous ces garçons »


Critique du quotidien Le Monde suite au concert donné Salle Pleyel le 23/11/2011 :

« Toujours la plus belle pour aller chanter : Fille du rock dans la bande de Salut les copains en France dans les années 1960 ; première, dès 1970, à présenter des spectacles avec chorégraphies et mises en scène bien avant que Madonna ou d’autres n’aient même l’idée d’exister ; parrainée dans les années 1980 par Frank Sinatra ou Gene Kelly pour une carrière aux Etats-Unis dans les salles fétiches de la grande chanson américaine ; célébrée en 1994 pour son rôle dans L’ Ange noir, de Jean-Claude Brisseau – en »une » des Cahiers du cinéma ; et toujours chanteuse active dans les années 2000… autant d’éléments d’un parcours quasiment sans interruption pour Sylvie Vartan, 67 ans depuis le 15 août, qu’un film de montage résumait en ouverture de son concert à la Salle Pleyel, à Paris, mercredi 23 novembre.
Dans le public, les fidèles depuis les débuts, lorsque la jeune fille, née à Iskretz, en Bulgarie, donnait la réplique à Frankie Jordan dans Panne d’essence en 1961 côtoient des auteurs et compositeurs de ses succès (Jean Renard, Jean-Jacques Debout, Jacques Revaux…), le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, l’ambassadeur de Bulgarie et le ministre de la culture bulgare, des proches, des amis…
Sur scène, l’Orchestre symphonique de Sofia, au piano Gérard Daguerre, trois choristes, une petite formation électrique avec notamment le guitariste Claude Engel. Le tout filmé et enregistré pour de futurs témoignages (en CD le 16 décembre) de ce jubilé.
L’orchestre ne fait pas dans le »symphonisme » mais s’en tient, à raison, à des arrangements d’une variété bien tenue, insensible aux modes, aux airs du temps. La chanteuse, qui débute par La Plus Belle pour aller danser, a puisé dans des romances écrites pour elle, se fait l’interprète sensible et juste de Mon enfance, de Barbara, ou de Quand on a que l’amour, de Jacques Brel. Son passé yé-yé et rock (Un p’tit je ne sais quoi, Est-ce que tu le sais ?, Locomotion, Si je chante…) est visité avec humour, avec des esquisses de pas façon twist.
Parmi les beaux moments, une chanson bulgare, Moya Goro, Sous ordonnance des étoiles, une nouveauté avec la voix d’Arthur H, ou la touchante Mon père. Un parcours rétrospectif en une quarantaine de chansons qui a évité le piège de la soirée commémorative. A Pleyel, Sylvie Vartan aura été une présence simple et chaleureuse » (Sylvain Siclier)


« Nous étions en 1968 quand nos écrans de télé noir et blanc servaient de cadre à une jeune blonde qui chantait avec un léger et délicieux accent français. Auparavant, Sandie Shaw nous avait déjà ouvert à d’autres paysages musicaux . Mais si l’anglaise allait pieds nus, c’est parfaitement chaussée que Sylvie Vartan s’installa dans notre imaginaire. Talons ou bottes, féminine jusqu’au bout des ongles, masculine ou émancipée, androgyne, totalement insolite pour l’Italie des années 60. A cela il faut ajouter une musique alors considérée comme « moderne », un rock-twist qu’on appelait « yéyé ». Bien-sûr nous avions Mina, Nada, Cinquetti, Zanicchi, de grandes chanteuses mais encore prisonnières d’une Italie démocrate-chrétienne et bigote. L’apparition de la petite française qui dansait et chantait « Comme un garçon mes cheveux sont défaits, je porte le pull que tu portes aussi et une ceinture à mon pantalon » fut une déflagration (…) 1968-1969, deux années seulement et il y a si longtemps. Deux années où à 20h30 elle était la reine de nos samedis soir. Come un ragazzo, Due minute di felicita, Irresistibilmente, Buonasera buonasera, Una cigale canta ou Zum zum zum , une poignée de chansons à jamais gravées dans notre mémoire …

Laura Putti – La Republica – 20/02/2011


Critiques recueillies par l’album « Sylvie in Nashville » en 2013 :

PurePeople : « Une nouvelle preuve qu’à 69 ans, Sylvie Vartan est toujours au top de sa forme, trois ans après la sortie de »Soleil Bleu », son précédent opus ».

Le Figaro : « Sylvie opère un recentrage bienvenu. Sylvie Vartan n’est ni Emmylou Harris ni Dolly Parton, mais elle chante le country avec un enthousiasme qui réjouit. Le choix des compositions est pertinent. Espérons que la popularité de Sylvie Vartan permette au public français de revenir sur un malentendu tenace au sujet de la country music. » Olivier Nuc

Femme Actuelle : « Depuis cinquante ans, Sylvie a quelque chose en elle du Tennessee. Sur fond de country-pop, elle évoque le rêve américain de sa jeunesse dorée : motos et limousines, Stetson et blue-jeans peuplent ces treize chansons adaptées par Eric Chemouny (« Etrangère ») David Mc Neil, Patrick Loiseau, Didier Barbelivien et Philippe Swann. »

Marie-France : « Rythme enlevé, compositions sous influence country-rock, l’album Sylvie In Nashville porte le sceau de la capitale de ce style musical, loin des chansons slow tempo de son dernier album. Se réinventer, sans doute la clé de sa longue carrière ».

Télé7 Jours : « Son Tennessee à elle, c’est la country rock, énergique et gaie. Sylvie est retournée là-bas enregistrer quinze titres. Des reprises, des adaptations en français de standards US et de nouvelles chansons. Epatant ! »

Maxi : « Piano guitares et batterie accompagnent l’icône sur ce nouveau disque dédié au country-rock qu’elle affectionne. On y retrouve, évidemment, son inimitable voix grave et son énergie contagieuse et des textes en français écrits pour elle par de grands noms dont Didier Barbelivien. Accompagnée par des musiciens également triés sur le volet. Sylvie Vartan le dit elle-même : Cet album, c’est la fraîcheur, la gaieté, la joie dont nous avons tous tant besoin ! ». Cécile Rudoff

Le Nouvel Observateur : « Sylvie In Nashville »n°2 produit par Michael Lloyd, enregistré aux Studios Starstruck, est donc un hommage à la country-rock de ses 20 ans. Soit une suite réjouissante de treize chansons, américaines pour la plupart, adaptées par des fidèles auteurs, Eric Chemouny, Patrick Loiseau ou David McNeil, qui s’approprie »Against the wind » de Bob Seger et redessine le portait d’une époque bénie, les années 1960, où la jeunesse écoutait chanter ses idoles »Cheveux au vent » !  Sophie Delassein

Le Nouvel Observateur : « De la pure musique country-rock, émouvante, anxiolytique, résolument positive. L’album s’ouvre en beauté avec »Against the wind » signée Bob Seger et adaptée par David McNeil sous le titre »Cheveux au vent ». Ce parfum qui émane de cette chanson va conserver toute sa puissance jusqu’à la dernière chanson. » Pierre Andrieu

RFI Musique : « Un fructueux exercice de nostalgie. L’essentiel du contrat est rempli : des chansons qui fleurent le bon vieux temps – le temps où la musique américaine pouvait se rêver en version light. » Bertrand Dicale

Le Monde : « Fidèles à leurs amours, Sylvie Vartan et Eddy Mitchell publient deux albums où l’Amérique demeure un eldorado. Sylvie In Nashville est le quarante deuxième album studio d’une chanteuse dont la carrière avait débuté avec une »Panne d’essence » presque innocente. Il s’appuie sans honte sur les arcanes de la décontraction rock des années 1960 – guitare électrique, tempo binaire, mine de teenager, une touche de violon country – Le temps passe, les fantasmes perdurent. Ces croisements américains sont instructifs. L’âme est américaine le cœur français ». Véronique Mortaigne

Juke Box Magazine : « Dans une forme resplendissante, Sylvie rocke ave joie dans »I like it I love it » (en français) »Le feu sous la glace », »Sandy » ou »Non merci (qu’elle cosigne) au rythme parfait. Elle fait merveille sur tempo moyen, »Cheveux au vent », idéalement placée en ouverture. »En rouge et or » et deux thèmes plus folk : »Mr. John B. » (dont Sylvie ne se lasse décidément pas) et »Etrangère » (« Wayfaring Stranger »). Ce réjouissant disque de country-rock-pop est proposé en différents formats. » Jean-Michel Thoury

Platine : « Au rang des autres réussites de cet album cohérent, qui réconcilie Sylvie avec le Rock flamboyant de ses débuts après avoir exploré ces dernières années le grand répertoire (Barbara, Ferré, Bécaud…) on mise surtout sur »Etrangère », touchante version française d’un titre du folklore traditionnel sur le thème de l’exil, »En rouge et or », émouvante évocation du tourbillon de ses »années Johnny », ou encore »Non, merci » dont elle a signé la musique : autant de chansons finalement très autobiographiques, qu’elle s’approprie avec conviction et une bonne humeur très communicative. »

Questions de Femmes : « Un demi siècle après son album culte »Sylvie A Nashville » vendu à plus d’un million d’exemplaires rien qu’au Japon, et resté dans toutes les mémoires. Même le grand Léonard Cohen l’a évoqué dans ses Mémoires parues l’an passé. Sylvie nous offre un nouvel album country-rock, qu’elle considère comme l’un de ses meilleurs et qui lui va comme un gant. »

Chansons A La Une : « Le 41ème opus de la chanteuse française, intitulé »Sylvie In Nashville », est sorti en octobre dernier. Après 40 millions de disques vendus en quelques 1300 chansons, Sylvie Vartan nous ramène avec bonheur à ses premières amours : la country-rock »

Fnac Paris Saint-Lazare : « 50 ans après »Sylvie A Nashville », Sylvie nous revient avec dans ses bagages un superbe »Sylvie In Nashville », aux rythmes blues rock entraînants, en passant par des ballades nostalgiques. Entourée de musiciens hors pair, l’interprète s’est offert une production élégante et énergique à son image. »

Site »Onsortoupas » : « On peut être surpris à la première écoute, mais plus on l’écoute et plus on l’aime. Cet album est un des plus rocks depuis longtemps, et j’ai hâte de voir Sylvie Vartan interpréter ces chansons sur scène. On savait déjà que Sylvie était à son aise avec des titres au son country, avec des chansons comme »L’heure la plus douce de ma vie », »Melody Man », »Les chemins de ma vie », parmi bien d’autres. Mais cette fois, elle réussit à nous surprendre et à nous envoûter. Un superbe album, vraiment ! » (Guy Courthéoux)


Critiques de la pièce « Ne me regardez pas comme ça ! » :

« Sylvie VARTAN (que beaucoup attendaient au tournant de cet exercice…) incarne avec justesse Victoire CARLOTA, une vieille gloire du cinéma, cloitrée dans son silence comme dans son passé, apparement incapable de partager quelques émotions ou souvenirs. Et c’est précisément là où le choix de Sylvie pour ce personnage s’avère intéressant. VARTAN donne, par son interprétation volontaire et d’une grande sincérité, une vraie dimension à son personnage. C’est une vraie star qui est aussi une vraie femme, pudique, abimée par la vie mais aussi enthousiaste et naïve lorsque les sentiments s’en mêlent. De façon très pertinente, sur le plateau, Sylvie VARTAN ne se pose pas de questions et joue. Elle est Victoire. Tantôt drôle, tantôt détestable, tantôt émouvante. Bref, touchante. A moins que ce ne soit aussi Sylvie qui le soit. C’est ce qui fait toute la richesse de sa prestation. »

MonsieurThéâtre.com : « La surprise vient de Sylvie Vartan qu’on attendait bien sûr au tournant. Eh bien elle ne se défend pas mal du tout. Moi qui ai à peu près son âge, je mesure pleinement le travail accompli, pour une première fois sur les planches avec une présence sur scène ininterrompue et un texte conséquent à retenir. Une belle performance. Elle se montre convaincante, jouant l’autodérision (…). Et se paie même le luxe d’un clin d’œil à sa célèbre moue boudeuse. »


Critique du concert donné au Grand Rex du 17 mars 2018 :

« Le moment tant attendu est arrivé. La voix puissante de Johnny Hallyday retentit sous le ciel étoilé du Grand Rex. Ses photos, celles des tendres années, de l’époque de l’idole des jeunes défilent sur l’écran. En amoureux avec Sylvie à la mer, en famille avec David, sur scène, un brin d’herbe dans la bouche… Il est beau comme un dieu. Des ballons rouges en forme de coeur jaillissent de toutes les rangées. Dos au public, face à Johnny, Sylvie chante Tu as illuminé ma vie. Elle se rappelle du premier baiser, qu’elle a été la plus belle pour aller danser. Les «bravos» fusent quand Laura Smet à différents âges et Nathalie Baye apparaissent elles aussi sur l’écran géant. «Même si la vie nous a séparé plus tard, rien n’a pu altérer notre amour et respect l’un pour l’autre», dit Sylvie. Le duo où elle chante J’ai un problème avec un hologramme de Johnny n’est pas très réussi techniquement mais ce n’est pas grave. «Si tu n’es pas l’amour, tu y ressembles», reprend la salle. La version de Retiens la nuit sous les étoiles du Rex est une merveille de poésie. Quand arrive le medley rock avec Gabrielle, Vartan est littéralement habitée. La salle aussi. C’est à qui croisera le plus haut ses poignets sur Mourir d’amour enchainé. Quand elle entame Sang pour sang et L’hymne à l’amour s’en est trop pour Alexandra, l’épouse de David qui pleure à chaudes larmes entraînant avec elle Ilona, Darina, Emma et même Jacky Lombard. Une ultime déclaration d’amour, «Johnny, l’amour qu’on a eu l’un pour l’autre ne s’éteindra jamais», et Sylvie lance «Salut l’artiste!» C’est fini. Il y a certes eu des passages durs mais elle qui avait si peur de craquer a tenu bon. Plus tard, vers minuit trente au cocktail au second étage, elle arrive toute fraîche derrière ses lunettes fumées beiges. Pose avec Darina, Ilona et Emma dans un sofa rouge. Embrasse son amie Valérianne Giscard d’Estaing. Un photographe lui fait un baise-main. Ce soir était une leçon d’élégance. » Léna Lutaud (le 17/3/2018 dans Le Figaro)


Critiques recueillies par l’album « Avec Toi » en 2018 :

« Le timbre de la chanteuse s’adapte bien plus aux morceaux doux, à l’image des ballades Quelque chose de Tennessee (1985) et Je te promets (1986). On notera aussi la belle production de Michael Lloyd qui donne du relief à ces classiques, sauce Vartan. Les chœurs gospel de Oh! Ma jolie Sarah (1971), la guitare tango de Retiens la nuit (1961), coécrite avec Charles Aznavour, offrent deux des plus beaux moments de cet album cathartique » (Le Figaro).

« Oui, Johnny était enterré à St-Barth, oui, la bataille de l’héritage rageait : Sylvie répondait à tout ça sur scène, avec ses fans. En chansons. En célébrant leur couple et leur parcours, depuis le temps où ils étaient les « fiancés du yéyé ». Voici le fort beau disque en résultant, illustré par les magnifiques photos d’époque en noir et blanc de Jean-Marie Périer, où les interprétations les plus touchantes sont celles de ces tendres années : Retiens la nuit, Le pénitencier, Quand revient la nuit. Ça se termine sur une version mi-parlée mi-chantée d’In My Life, où l’essentiel est dit : « In my life / I loved you more » (Sylvain Cormier, Le Devoir).


« Japonais, Italiens ou Américains, tous ont jadis succombé à ses salves de blondeur slave et de suavité rauque. Ses chorégraphies millimétrées continuent à pailleter le regard des papy-boomers. Adepte du déguisement, Vartan regrette de n’avoir pas été plus sollicitée par le cinéma. Après l’Ange noir de Brisseau, elle avait pourtant fait la couv des Cahiers du cinéma. Son staff surligne sa prévenance. Tony Scotti, son mari et producteur, n’en a-t-il pas assez de jouer les passe-plats ? Entre deux plâtrées de langoustines qui laisseront quelques traces, l’affable et chaleureux Américain nous confie qu’en réalité, le number one de la famille, c’est Muffin. Ce que le bichon confirme d’un sourire émaillé » (Nathalie Rouiller, Libération le 11/12/2018).

Critiques recueillies par l’album « Merci pour le regard » en 2021 :

« Sylvie Vartan dit de son album : « Je pense que c’est mon meilleur. » Il a surtout l’avantage d’être cohérent avec la femme qu’elle est devenue, et la vertu d’adhérer au présent. Car Sylvie Vartan s’est entourée pour l’essentiel de talents d’aujourd’hui : la grande Sophie, Clara Luciani, Clarika ou encore Joseph d’Anvers. Davantage qu’une curiosité, on sent chez chacun d’entre eux du respect voire une certaine admiration pour cette femme qui chante depuis soixante ans – elle a peut-être fait danser leurs parents. Ils semblent tous s’être passé le mot, choisissant pour source d’inspiration non pas la star yéyé mais plutôt le personnage mélancolique de « La Maritza ». C’est tout de suite frappant avec « Le bleu de la mer noire », un piano voix de Clarika et Jacques Nyssen, ballade le long d’une rivière qui charrierait les peines accumulées d’une vie cabossée. Beau. Très beau. Même inspiration chez la grande Sophie qui fait chanter à Sylvie Vartan : « Il y a un côté sombre sous ma chevelure blonde » et Eric Chemouny qui signe notamment « Une dernière danse », celle qui rime avec enfance. A noter les merveilleuses interprétations au piano de Gérard Daguerre et Michel Amsellem. Alors, est-ce le meilleur album de Sylvie Vartan ? Oui, oui, oui ». » !  (Sophie Delassein, Le Nouvel Observateur)


« Le disque commence par un piano-voix, cette voix qui geint languissamment, si familière à ceux qui traversèrent les années 70 et grandirent devant la télévision en regardant le samedi soir les shows orchestrés par Maritie et Gilbert Carpentier. Une voix d’effroi, mauve, qui, cinquante ans plus tard, n’a rien perdu de ses nuances. Sylvie Vartan vient de sortir un bel album mélancolique, sans amertume aucune. Au fil des quatorze chansons qui le composent, l’artiste rappelle, à ceux qui l’avaient oublié, ou ne l’avaient point remarqué, quelle superbe interprète elle est, nette, ondulante, sensuelle, avec ce grain qui fit la joie des imitateurs jadis, et cette petite fleur blanche qui, au sommet de quelques syllabes, parfois, éclot comme un sourire. Clarika (Le bleu de la mer noire), Patrick Loiseau (Ma tendre enfance), La Grande Sophie (Du côté de ma peine) se sont montrés dignes de l’idole, sans tomber dans le larmoiement. Leurs chansons déploient la blondeur lacrymale des enfants de l’exil. Mais c’est avec la plume d’Éric Chemouny, taillée sur mesure, que son phrasé chatoie. Grâce aux mots simples de Chemouny, Sylvie chante comme une actrice joue, tout en sobriété. Qu’on écoute Une dernière danse (musique Michel Amsellem) et l’on voudrait entendre La Maritza. L’effet Vartan. Qu’on découvre On s’aime encore, mais autrement (musique  M. Amsellem) et l’on pense à Nicolas. Indémodable. Enfin, avec Ce jour-là (musique Michael Ohayon), ceux qui connaissent le music-hall se remémoreront la délicatesse opaline de Cora Vaucaire. Une chanteuse, c’est d’abord une voix, dont la caresse, la chevelure vous accompagnent. Celle de Sylvie Vartan se pose-là.« 

Baptiste Vignol (De la fenêtre d’en haut), Janvier 2022

Critique du quotidien Le Monde, suite au concert donné au Théâtre Edouard 7 en octobre 2021 :

« Sylvie Vartan présente au Théâtre Edouard-VII, à Paris, Le Récital, spectacle qui lui ressemble le moins et lui correspond le plus. Dispositif très sobre, ce lundi 11 octobre, dans cette salle à l’italienne de sept cents places. Le Récital accompagne – pour une tournée qui comprend notamment un concert à la Salle Pleyel, le 20 novembre –, son nouvel album en studio, Merci pour le regard (Columbia/Sony). Merci pour le regard se compose des premières chansons inédites depuis 2011, de la star internationale née en Bulgarie – cela se sait, elle a quelques compatriotes dans la précieuse salle. Le Récital ? Construction raffinée de ses chansons, sans souci de la chronologie. Deux heures vingt de confidences, de douceur et d’élégie pudique. Un triomphe. Vingt-six chansons dont les titres subtilement enchaînés feraient poème : Le bleu de la mer noire ; Je croyais ; Novembre à La Rochelle ; Par amour, par pitié ; Tout bas, tout bas ; Les vents contraires… On monte imperceptiblement vers les grands secrets : Le Dimanche ; Mon père ; Mon Enfance ; Je chante encore l’amour ; Merci pour le regard ; Je n’aime encore que toi… ; Les chemins de ma vie ; La Maritza… avant d’atteindre une interprétation bouleversante de Quand on n’a que l’amour (Brel) plus ce récitatif qui dit tout : Ma vie c’est moi qui l’ai choisie. Bouquets de fleurs et déclarations C’est si rare, une autobiographie aussi lavée de tout nombrilisme que portée par une sensualité sensationnelle. Tous les sentiments qu’elle traverse, elle les a vécus. Plusieurs standing ovations en cours de route, bouquets de fleurs et déclarations d’amour dans les rangs. Un grand moment d’émotion, de simplicité et d’intimité délicate. Allure, robe bleu nuit, mouvements aussi gracieux que maîtrisés, commentaires dictés par l’élégance et l’émotion palpable du public… Les lumières (Jacques Rouveyrollis assisté de Jessica Duclos) ne font pas tout. Les micros non plus. La voix est là, retenue ou capable d’éclats soudains, laissant poindre ses voix anciennes, rock ou de soie… des voix aimées. Les chansons ignorent la chronologie et le style. Elles n’ignorent pas la vie. La plupart ont été écrites par des auteurs qu’elle cite et remercie, toutes semblent venir d’elle – Mon enfance, par exemple (de Barbara). Sa voix, le timbre de sa voix n’ont que faire du narcissisme… Certes, elle vit ses chansons, les interprète, les habite, mais sa vie les dicte. Aimer (de Jean-Loup Dabadie, 1982) la résume en quatre-vingt-un verbes à l’infinitif : « Aimer, aimer, aimer/Marcher, courir, voler/Rêver, blondir, donner/Garder, serrer, trembler/Pleurer, chérir, aimer… » Rien d’un exercice de style qui tournerait autour de l’Oulipo, simple déclaration personnelle à deux voix. D’ailleurs, combien de fois Sylvie Vartan dit-elle, dans les chansons ou leurs présentations, « aimer », « amour », pendant ces deux heures vingt sans coupure ? Quatre-vingt-une fois ? Cent soixante-deux ? On ne va pas tout compter… Quand on aime, c’est connu… Elle entre en scène comme elle entre dans chaque chanson : lucidité intacte, lucidité et tourbillon, choix et abandon… Spectacle millimétré et présence sans rien céder sur la volonté. Star sans doute, mais artiste avant tout : mise en place au cordeau (le grand art des chanteuses de jazz), diction des étrangers si amoureux de la langue française (Aznavour), cet art de sculpter le phonème, d’alanguir la syllabe, de balancer les mots, mis à nu ce soir par le dispositif volontairement réduit. Mots sous le signe de l’amour Des mots futiles, des mots de tous les jours, des mots sous le signe de l’amour, une vie en musique sans la moindre plainte… Sa vie, comme Aznavour la sienne, c’est elle qui l’a choisie, seul moment où elle dit « moi » – les autres écrivent « je » à sa place. La plus belle pour aller danser, chanson qu’elle doit à Aznavour (1964) et Georges Garvarentz, Arménien né en Grèce. Souvent, elle chante, les yeux fermés. De jardin à cour, un cello (« je voulais un violoncelle », dit Sylvie Vartan) – Benoît Dunoyer de Segonzac est aussi à la contrebasse – ; l’inoxydable Gérard Daguerre au piano (qui a accompagné Barbara, Depardieu), fidèle compagnon de route, metteur en ondes idéal ; Michaël Ohayon à la guitare ; et la choriste Isabelle Staron, à la très belle attitude. Comment sort-on d’un récital de deux heures vingt ? Comment a passé le temps, sans qu’on y pense jamais ? Aurait-on appris ? Oui et non : on a partagé… on s’est laissé embarquer… La vie d’une femme transmuée par une artiste, c’est une sacrée expérience. Une expérience sacrée. L’expérience de la communication – la communion, pour certains : « Les heures de ma vie, je les ai données sans jamais compter… », précise Sylvie Vartan. On le sait. » (Francis Marmande)

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