Le style Vartan – Années 80

Sylvie fait davantage de concessions aux mondanités. Elle apparaît aux côtés d’Elie Chouraqui et d’Anouk Aimée, va voir le défilé Dior mode été avec Caroline de Monaco, participe à une soirée avec Jacques Grange (qui vient de finir la décoration de sa nouvelle maison) à l’Opéra de Paris.

Les années 80 vont montrer deux facettes sophistiquée et sportive.

En couverture de « Elle », « Télé 7 Jours », « Télé Star », « L’Illustré » en blouse et chemisier Dior, elle porte les modèles de Marc Bohan. A la télévision, même chose dans le « Numéro Un Omar Shariff », le « Numéro Un Julio Iglesias » et « les Nouveaux rendez-vous du Dimanche ». Mais elle reste aussi décontractée en jean, jogging ou bermudas… Toujours novatrice, elle devance la mode aérobic : on la voit bouger, marcher, courir… A l’occasion d’un voyage au Mexique, Michaël Childers prend de nombreuses photos d’elle en maillot de bain.

1981

Les origines bulgares de Sylvie vaudront évidemment à cette dernière les honneurs d’une pub… pour le yaourt bulgare Martens !

Sur la scène du Palais des sports, Sylvie porte rien moins que douze tenues différentes de Bob Mackie, dont un fourreau pailleté moulant à effet de nu, dans lequel elle posera pour former les lettres de son prénom pour une affiche restée dans les annales…

Sylvie part se reposer aux Etats-Unis, et à l’occasion de son retour mi-avril, elle fait ses emplettes chez Dior pour ajouter quelques modèles de la collection Printemps/Eté à sa garde-robe. Elle récidive en septembre (la presse italienne et espagnole ne se lassent pas du grand chic de Sylvie).

Pour le « Numéro Un Jairo » tourné au Mexique, elle porte la robe noire longue à collerette qui illustre la pochette du 33 T. « De Choses et d’autres »…

Elle y pose à nouveau en maillot de bain pour Michael Childers.

Pour le concert évènement qu’elle produit à Las Vegas le 9 décembre 82, la chanteuse demande à Marc Bohan de lui créer un nouvel ensemble pour le final.
C’est Pepermint get 27 qui promeut cette série de concerts.

Sylvie aime les parfums. Elle a créé « La Maritza » dont elle a aussi fait la publicité et prêté son nom à des parfumeurs. Ainsi en 1983, le groupe Molyneux (repreneur du parfum Jungle gardénia que Sylvie affectionne particulièrement) lance un nouveau parfum : Gauloise. Pour en faire la publicité, Sylvie est photographiée par Bill King.

Bob Mackie lui crée quatre autres tenues pour son retour au Palais des Congrès en septembre 1983.

La même année Air France élit Sylvie artiste de l’année. Aux comptoirs Air France est affichée une photo de Sylvie estampillée « artiste Air France ». Sur les vols est distribué un fascicule « Rencontrez Sylvie à bord d’un avion Air France ». La chanteuse promeut aussi la sortie d’un nouveau magazine « 7 Jours Madame » en collaboration avec Télé 7 Jours.

Le 16 mars, Sylvie apparaît pour la première fois en public au bras de Tony, lors d’une soirée Royal performance au Moulin rouge, dans une zibeline de chez Dior.

Pour son remariage avec Tony, Marc Bohan crée pour l’occasion une robe et un spencer en crêpe de satin, imprimé crème ton sur ton pour la cérémonie et une robe de soirée à diagonales brodées argent. Il est à noter que Sylvie portera cette même robe chez Maxim’s, lors de la soirée donnée en l’honneur de ses 20 millions de disques vendus.

En fin d’année, elle se rend à la Boutique Dior où elle essaie les nouvelles fourrures (manteau de lynx, patelot de Chinchilla, blouson en vison blanc..) et découvre la nouvelle boutique Cuir Dior.

1985

Coca light se lance sur le marché japonais, il est fait appel à Sylvie en sa qualité de Star internationale.


Sylvie toute à sa vie d’épouse, va arrêter la scène au cours des années à venir… mais cela ne l’empêchera pas de sortir un « Beauty book » truffé de conseils de beauté, d’élégance et de séduction … A cette occasion, elle fait deux fois la couverture du magazine « Elle » en tenue très décontractée.

Elle affiche son nouveau bonheur partout et on peut la voir rayonnante aux Césars, au Festival de Cannes (en robe longue à grosse ceinture), aux Oscars de la Mode (en robe velours noir .. qu’elle portera aussi au Casino de Paris), au bal d’inauguration du parfum « Poison », aux Victoires de la musique, à la soirée Valeurs Or à la Tour d’Argent (en pantalon, spencer et bustier vert), au gala de lutte contre le sida, organisé en décembre par Elisabeth Taylor (robe longue de satin vert et fourrure grise), à l’ouverture de la dernière joaillerie d’Alberto Repossi place Vendôme et à l’inauguration du dixième Maxim’s à New York.

Toujours très en vue, elle apparaît à Cannes, à Roland Garros, au concert d’Elton John, au spectacle de fin d’année de son école de danse. Elle pose pour France Soir Magazine dans des fourrures signées Dior… Pour nos voisins italiens, espagnols ou belges, elle demeure la meilleure ambassadrice de l’élégance française.

1986

Elle s’improvise mannequin dans l’émission Grand Public

1988

Au Japon, une version dance du tube « Irrésistiblement » sert de support à un spot publicitaire Canon (dans lequel n’apparaît pas Sylvie). Cette chanson sera régulièrement reprise comme musique pour des publicités jusqu’au milieu des années 2000…

1989

Année riche en changements : d’équipe, de maison de disques et de style puisque chez Philipps, Céline Couturier lui suggère un nouveau look… on la voit chanter « C’est fatal » à plusieurs reprises en robe de velours et talons plats. Un sondage réalisé auprès du public révèle que ce dernier apprécie que Sylvie ait quitté ses talons… L’image de Sylvie évolue…

Fidèle à Dior (elle assiste au premier défilé de Gianfranco Ferré qui succède à Marc Bohan), elle commence à s’intéresser aux nouveaux créateurs : Céline, Jean Paul Gaultier ….

De passage en Italie pour la promo de E fatale en 1990, Sylvie présente le prêt à porter Armani.

Elle assiste au défilé Thierry Mugler, puis au Festival de Cannes.

La mode étant aux jean-baskets, elle choisit Reebok.

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