Tout sur « La Maritza » 

Initialement composée par Jean Renard et écrite par Pierre Delanoë, cette chanson évoque bien entendu la Maritsa, fleuve de Bulgarie, le pays où Sylvie Vartan a vécu jusqu’à l’exil familial, en décembre 1952.

En France, la chanson est publiée sur un EP avec Un p’tit peu beaucoup (en duo avec Carlos) et Jolie poupée. Elle ouvre l’album qui paraît en décembre 68. Elle sera interprétée à l’Olympia au même moment et dans le show TV Jolie Poupée.


Elle existe en trois autres langues : en italien (sous le même titre), en allemand (Lied ohne Wiederkehr) et en japonais (sous le titre Omoide no Marritsa)

Vidéo en 4 langues

Crédit montage : Olivier Gélin


En France, elle s’écoule à environ 260 000 exemplaires et se classe en Wallonie, en Finlande, au Brésil et en Turquie.

La chanson devient vite un incontournable dans le répertoire de Sylvie. Elle est interprétée à quasiment chaque concert depuis sa création. Hélas, la chanson a été au cœur d’un procès en 1971, son refrain ayant été reconnu comme un plagiat de celui des « Feuilles mortes » d’Yves Montand, écrit par Jacques Prévert. Aujourd’hui, c’est sa petite-fille Eugénie Bachelot-Prévert qui perçoit les droits de « La Maritza ». Ainsi, pour l’utiliser, il faut obtenir donc deux autorisations. Celle de Sylvie pour l’utilisation de la bande qui contient sa voix. Et celle d’Eugénie Bachelot-Prévert pour les droits d’auteur.

La chanson a pris des accents de protest song lorsque Sylvie l’a interprétée en Bulgarie, lors de son concert à Sofia en 1990. Elle a été réenregistrée en version acoustique en 1994 et de nouveau pour l’album Une vie en musique en 2015.

La Maritza a été reprise, entre autres, par Seija Simola (en finnois), Bart Kaëll (en néerlandais), par Elisa Tovati et Nawel Ben Kraiem. Le groupe de metal symphonique Therion l’a réinterprétée dans son album de reprises de chansons françaises Les Fleurs du mal sorti en 2012.

Cette chanson connaît un regain de popularité depuis bientôt deux ans (voir ci-contre). Présente dans la bande originale du film « Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan« , elle figure également dans le documentaire consacré à la première dame des Etats-Unis, au milieu de standards anglo-saxons (qui vont de Gimme Shelter des Rolling Stones à Billie Jean de Michael Jackson en passant par Amazing Grace d’Aretha Franklin). « C’est incroyable qu’elle adore ma chanson ! », se serait exclamée Sylvie en apprenant la nouvelle depuis sa maison de Beverly Hills.

Notons enfin que ce titre a fait l’objet de remixes et d’un single en picture-disc…

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