Tout le monde l’appelle Sylvie

Emission du 21 septembre 2010 – France 3

Dans cette nouvelle « fiction-variété » réalisée par François Hanss, Thierry Suchet, Benoit Di Sabatino (l’équipe de Mylène Farmer) et Camilio Daccache. Sylvie n’évolue pas sur un plateau de télévision mais sur un paquebot, le temps d’une croisière vers les Etats-Unis. 7 jours de tournages, 70 figurants, 200 costumes on été nécessaires pour ce film tourné en 35 mm. Au programme, des duos avec David (Par amour par pitié en ouverture et New-York City en clôture), Laurent Gerra (J’ai un problème), Françoise Hardy (Sur un fil), Micky Green (L’amour c’est comme une cigarette dans une version franco-anglaise), Etienne Daho (Quand tu es là), Serge Lama (La chanteuse a 20 ans) et Jean-Jacques Debout pour un medley plein de complicité. A cette occasion, les téléspectateurs découvrent Darina, le temps d’un tendre duo sur La Maritza. La jeune génération vient également rendre hommage à Sylvie : Chris Garneau (La plus belle pour aller danser), Amel Bent (Nicolas), Sofia Essaïdi (La drôle de fin), Mathilde et Marie-Amélie Seignier (Je n’aime encore que toi), et Camélia Jordana (2’35 de bonheur), entre des moments de comédie avec Chantal Lauby et Dave ou d’émotion (Mon père). Sylvie chante également 2 titres de son album en préparation (J’fais la moue, La femme coupée en deux). L’Albatros, poème de Baudelaire adapté par Alexis Rault, clôt ce film musical

Dans le show Tout le monde l’appelle Sylvie (…) qui mêle variétés façon Carpentier et fiction d’époque, Sylvie Vartan retrouve tous ses copains au cours d’une croisière dans le temps… Dans un décor suranné digne du Titanic, Sylvie Vartan embarque pour une croisière fantasmée, un voyage dans ses souvenirs. Autour d’elle, des amis de toujours (Jean-Jacques Debout), la famille (son fils David), la nouvelle génération d’artistes (Amel Bent, Camélia Jordana), tous invités sur un paquebot de fantaisie pour interpréter les titres de celle qui fut « la plus belle pour aller danser ». Les duos s’enchaînent habilement (« Comme un garçon » en version française et italienne autour d’un dîner) et les reprises trouvent leur place pour évoquer un souvenir particulier : Sofia Essaidi reprend « La drôle de fin » façon cabaret, à l’image des shows à l’américaine de Sylvie. Un hommage sincère et original à l’égérie des années yéyé. « On a cherché une trame autour des chansons afin d’aller au-delà des frontières musicales », explique François Hanss, le réalisateur. Avec un peu de mise en scène, mais pas trop, pour « éviter de tomber dans le clip, le long-métrage ou le documentaire, ajoute-t-il. Et Sylvie a enregistré elle-même la voix off pour confier ses états d’âme ».Le résultat est surprenant : un film musical plein d’humour et d’émotion, sans présentateur, tourné en 35 millimètres et dans deux lieux prestigieux : un bateau et le théâtre des Folies Bergère à Paris. « Nous avons rencontré Sylvie en février et nous avons préparé l’émission jusqu’en juin. Le tournage, lui, a duré six jours complets. Je n’ai jamais autant travaillé pour une émission », explique François, également à l’origine des émission Tous pour la musique avec France Gall et Johnny Hallyday : ça ne finira jamais. Et de poursuivre : « Mais Sylvie s’est énormément investie dans le projet, elle a été extrêmement disponible et ne grattait pas ses horaires ! »Des images d’archives (son concert à Sofia, en Bulgarie, dans les années 1990), souvent choisies par Sylvie elle-même, des photos de son enfance et des échanges verbaux parfois improvisés, ponctuent les moments de grande intimité comme la première prestation télé de sa fille adoptive Darina, 13 ans, sur le titre « La Maritza »…

Marion Combecave (Première)

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