Au Dôme de Paris du 8 au 10/11/2024 – Communiqué

Paris (23 janvier 2024) – Aujourd’hui, la plus culte des stars de la scène française annonce les premières dates de sa tournée d’adieu « Je tire ma révérence ». Sylvie sera en concert à Paris les vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 novembre 2024 au Dôme de Paris. Billetterie : Livenation.fr

Mais qui est donc Sylvie Vartan ?

« Je tire ma révérence » sera un spectacle composé de six moments magiques de sa carrière. Une bonne occasion de revenir sur cet incroyable parcours…

1 – La première française à chanter du rock

Idole des jeunes au féminin, elle est la première de sa génération à oser la scène et à chanter du rock, à l’instar du « king » Johnny Hallyday ! Le destin fait qu’ils tombent amoureux et deviennent le couple emblématique des générations de la seconde moitié du 20ème siècle, qui en font deux icônes. À 22 ans à peine, ils sont devenus le prince et la princesse d’une famille royale rêvée par les Français.
Le 22 juin 1963 ils deviennent les leaders du plus grand événement rock jamais organisé à l’époque ! À l‘appel de l’émission radio « Salut les Copains », près de 200 000 jeunes se retrouvent place de la Nation pour un concert de légende. Le premier du genre, avant Woodstock ou l’île de Wight.

2 – Sylvie et les Beatles

L’avènement du rock’n’roll, personnifié aux USA par Elvis Presley, bouleverse le show-business mondial. En Janvier 1964, Bruno Coquatrix a l’idée de créer une affiche de choc pour l’Olympia. Les N°1 Anglais. Le N° 1 Américain et la N° 1 Française. Soit les Beatles, Trini Lopez et Sylvie Vartan. 3 semaines de concerts à guichets fermés sur le boulevard des Capucines pour 82 000 spectateurs. C’est là que Sylvie crée « La plus belle pour aller danser », enregistrée à Nashville avec les musiciens de Presley, qui va devenir son 1er standard.

3 – Une carrière internationale

En 1965, alors que Johnny est à l’armée, Sylvie voit sa carrière décoller à l’international. Les USA lui proposent un album en anglais, qu’elle va défendre dans les shows TV les plus populaires du pays, où elle travaille avec Chuck Berry, Jack Jones ou Paul Anka. Le Japon, où «La plus belle pour aller danser » est n°1 avec près d’un million d’exemplaires vendus, lui fait un accueil triomphal. Puis c’est une énorme tournée à travers le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, le Chili. Devant ce succès, la maison de disques songe déjà à un album en Espagnol, alors que bientôt c’est l’Italie qui en fait sa star étrangère favorite. À 21 ans à peine elle chante en Français, en Anglais, en Italien et en Espagnol. Dans les années qui suivront elle sera également accueillie dans de nombreux pays d’Afrique francophone.

4 – La première show woman Européenne

En 1970, Sylvie découvre le modern Jazz à New-York et décide d’intégrer la danse à son prochain spectacle grâce au chorégraphe américain Jojo Smith. L’arrivée de Sylvie sur la scène de l’Olympia, entourée de danseurs et choristes noirs, va surprendre et parfois déranger une critique française encore peu rompue au multiculturalisme. Le public, lui, adore cette nouvelle Sylvie, très pop dans ses tenues signées Yves Saint Laurent. Ce dernier va continuer d’imaginer sa silhouette de scène et crée en 1972 une combinaison de paillettes d’or au vertigineux décolleté dans le dos. Sur une musique d’Isaac Hayes, Sylvie se lance dans une chorégraphie torride où elle est projetée dans les bras de ses danseurs, torses nus. Nous sommes 15 ans avant les premiers shows de Madonna… Sur la scène internationale, la jeune artiste française est un personnage unique. Son cachet est le plus élevé pour une chanteuse européenne. Sa manière de mêler la musique pop à la danse, le rock à la variété n’a pas d’équivalent en Europe.

5 – La figure de proue du Palais des congrès

En 1975. Sylvie prend un risque énorme en louant le Palais des Congrès, nouvelle salle gigantesque de la porte Maillot. Elle y crée le premier grand show qui popularise l’endroit. Pour cause de succès, elle en fait sa « résidence » pendant 4 ans. Les spectacles de Sylvie attirent un public de 7 à 77 ans. Elle est alors la seule artiste féminine à vendre autant de tickets que son mari. En 4 ans, elle attire 400 000 personnes à Paris, démultipliant les chiffres en province et à l’étranger.

6 – The best gift from France since the statue of liberty

En 1981, elle prend d’assaut le Palais des Sports, la salle fétiche de Johnny, dont elle vient de divorcer. Le succès du show est tel qu’il est acheté par le MGM Grand de Las-Vegas pour les fêtes de fin d’année 1982. Les américains ont l’idée de la présenter là-bas par une campagne de publicité spectaculaire : « Le plus beau cadeau de la France depuis la statue de la liberté ». Chaque soir c’est Gene Kelly en personne qui la présente avec enthousiasme au public. Ce nouvel exploit la mène à se produire au Beverly Theater de Los-Angeles puis au Sands d’Atlantic City. En 1983 elle revient au Palais des Congrès de Paris, cette fois pour 10 semaines et 270 000 spectateurs…

7 – Une icône de la liberté

En 1990, après la chute du mur de Berlin, la France réalise que Sylvie Vartan est une émigrée Bulgare, qui a fui le communisme à l’âge de 8 ans avec ses parents. La star de la pop française est en fait une idole déracinée qui décide de renouer avec son pays. Là-bas elle est une fierté nationale. Sa chanson culte, « La Maritza », longtemps interdite, est devenue un hymne pour la liberté… Les Bulgares lui font un accueil bouleversant dans la plus grande salle de Sofia et le spectacle est retransmis sur France 2 le soir de Noël. C’est un événement qui fait exploser l’audimat. Après l’icône pop sixties et la show woman, le publicdécouvre la femme, à la fois sensible, forte et fragile. En rentrant de ce voyage, elle créée avec son frère Eddie la Fondation Sylvie Vartan pour la Bulgarie, qui est toujours active aujourd’hui et vient en aide aux enfants les plus démunis du pays.

8 – Une reine de l’audimat

Au-delà de ses performances scéniques, Sylvie a toujours rencontré le public de façon significative grâce à des shows-télé et cela depuis les années soixante. Elle travaille aussi bien avec des réalisateurs d’avant-garde comme Jean Christophe Averty, qu’avec les Carpentier qui vont très vite lui laisser carte blanche pour une série impressionnante de shows à succès qui sont vendus dans de nombreux pays. Hors frontières, les italiens l’ont repérée aussi et la RAI lui offre plus d’une dizaine de soirées live entre 1969 et 1975. Cette connivence avec la télé, Sylvie la retrouve en 1998 avec « Irrésistiblement Sylvie » sur France 2, qui remporte le plus fort audimat de l’année pour un programme de variétés.

9 – Une chanteuse classique et culte…

Depuis le début des années 2000, Sylvie est devenue un classique de la chanson française, citée comme référence par bien des artistes. Amie de Barbara, qui ne manquait pas un de ses spectacles, d’Yves Montand ou Charles Aznavour, elle était respectée par la génération des aînés, de Brel à Gainsbourg en passant par Brassens, tous saluent sa présence sur scène.

Aujourd’hui, ce sont des artistes contemporains qui n’hésitent pas à chanter avec elle. Dans son livre « Passion simple » (Gallimard 1992), le prix Nobel Annie Ernaux, la cite comme « soutien de vie… ». Soutien de vie, elle le fut également pour l’avocat Roland Perez, qui en parle avec affection dans son ouvrage « Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan » (Les Escales Éditions 2021). Quant à Léonard Cohen, il écrit dans ses mémoires : « Sylvie Vartan a enregistré un album en français à Nashville, je ne sais pas si vous l’avez déjà écouté, c’est un grand disque ». Ainsi l’on découvre que le poète de la beat génération écoutait « La plus belle pour aller danser ».

Puisqu’on vous dit qu’elle est culte…


Sylvie Vartan c’est aussi quelques chiffres…

Ventes de disques

Sylvie a vendu plus de 40 millions de disques sur tous les continents. On en dénombre plusieurs millions au Japon, en Italie et en Amérique du sud…

Des tubes, des tubes, des tubes…

Sylvie a classé 64 singles dans les charts ! Grâce à « La plus belle pour aller danser » et à « La Maritza », elle est rentrée dans le patrimoine de la chanson française. La liste de ses chansons cultes s’étend sur les genres musicaux des décennies qu’elle a traversé. De « Comme un garçon» à « Irrésistiblement » en passant par « Deux minutes trente cinq de bonheur », toutes traduites en Italien et espagnol. « J’ai un problème », « Bye bye Leroy Brown », « Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes ?» ou « Petit rainbow » lui ont fait traverser les seventies. « Nicolas », « L’amour c’est comme une cigarette » ou « C’est fatal » les eighties.

Nombres de tickets vendus

Sylvie Vartan a vendu plus de 10 millions de tickets à travers le monde, ce qui fait d’elle une record woman de la profession.

Couvertures de magazines

Sylvie est, devant Bardot et Deneuve, la reine de la Une ! Elle a illustré plus de 2000 couvertures de magazines français et internationaux. Elle est l’une des très rares chanteuses françaises à faire à plusieurs reprises la Une de VOGUE. Elle fait également celle du magazine anglais POP WEEKLY avec les Beatles. Les Etats-Unis prennent le relais avec VARIETY et TIME MAGAZINE.

Égérie de mode & des Photographes

Le nombre de costumes de scène ou de tenues de ville créés pour Sylvie par de grands couturiers est innombrable. Le musée de la mode de Paris en a exposé une partie en 2004.
Dès 1964 elle devient une égérie de la mode adoubée par le magazine ELLE, et présente dans la presse les collections signées par les plus importants designers de l’époque. Yves Saint Laurent dessine ses costumes pour la scène pendant plus de 7 ans. Elle devient ensuite l’ambassadrice de Dior à la ville, travaillant avec Marc Bohan puis Gianfranco Ferré. Mais aussi Bob Mackie et Karl Lagerfeld à la scène, Jean-Paul Gaultier, Stéphane Rolland issu de Balenciaga, Hedi Slimane pour Celine. Ce lien avec les couturiers la fait travailler avec les grands photographes, Sam Lévin, Willy Rizzo, Jean- Marie Perier, Jean Lou Sieff, Just Jaeckin, Giancarlo Botti, Raymond Depardon, Francis Giacobetti, mais aussi Helmut Newton, Guy Bourdin, Bill King, Tony Kent, Peter Lindberg, Douglas Kirkland, Peter Knapp, André Berg, Michael Childers, Pierre et Gilles, Dominique Issermann ou encore Marianne Rosensthiel, Jean-Baptiste Mondino et Philippe Quaisse.

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